La nécessité de se rendre à un distributeur de billets pour retirer des espèces pourrait bientôt appartenir au passé. Le cashback, qui permet d'obtenir de l'argent liquide lors d'un achat par carte bancaire, fait son apparition chez certains commerçants. Cela ouvre de nouvelles possibilités pour les consommateurs.
Le fonctionnement du cashback
Par exemple, en effectuant un achat de 40 euros dans une supérette, vous pourriez choisir de régler 100 euros par carte bancaire. La caissière vous rend alors 60 euros en espèces. Ce mécanisme, déjà en place dans des pays comme l'Allemagne et la Belgique, a été légalisé en France grâce à un texte adopté en juillet 2018, en conformité avec une directive européenne sur les services de paiement.
Conditions d'accès au cashback
Pour bénéficier de ce service, un achat ainsi qu'un règlement par carte bancaire seront requis, rendant impossible le retrait d'argent sans achat. Les chèques ne seront pas acceptés. Toutefois, la pratique pourrait varier d'un commerçant à l'autre.
Montant et coûts associés
Un décret à venir définira le montant maximum pouvant être retiré, avec des estimations oscillant entre 100 et 150 euros. Concernant les frais, la loi ne précise pas si ce service sera gratuit. Les commerçants décideront de son éventuelle facturation, bien que la gratuité puisse inciter plus de clients à tenter l'expérience.
Accessibilité et enjeux
Ce service ne sera pas offert partout ; son adoption dépendra de la volonté des commerçants. Dans les zones rurales, où les distributeurs se font de plus en plus rares, le cashback pourrait s'avérer très bénéfique. Cependant, ce développement pourrait également contribuer à la diminution des agences bancaires, soulevant des interrogations sur l'avenir des services financiers traditionnels.
Quand le cashback sera-t-il disponible ?
La mise en œuvre du cashback dépend de la publication d'un décret pour fixer les modalités de retrait. Compte tenu des délais techniques associés, son introduction est prévue pour début 2019. À noter que ce cashback ne doit pas être confondu avec les programmes de réduction, souvent proposés par des banques, qui remboursent une partie des achats effectués en ligne.







