Lors d'une réunion publique à Minneapolis, l'élue démocrate Ilhan Omar a été la cible d'un acte violent mardi soir, alors qu'un individu a projeté un liquide non identifié en sa direction. Cet incident souligne l'atmosphère de tension persistante dans la ville, malgré les efforts de désescalade annoncés par le président Donald Trump.
Trois jours après la mort d'Alex Pretti, abattu par des agents fédéraux de l'immigration, Stephen Miller, un haut conseiller de Trump, a reconnu un potentiel manquement aux protocoles au sein des forces impliquées. Cette déclaration survient alors que Trump lui-même prône une "petite désescalade" des opérations anti-immigration, qui ont entraîné la mort de deux manifestants en début d’année.
Lors de la réunion où elle s'est exprimée, Ilhan Omar, qui est dans le collimateur de Trump depuis un certain temps, a poursuivi son discours après l'incident, mettant en avant la nécessité d'abolir la police de l'immigration et appelant à la démission de la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem. "Nous devons une fois pour toutes abolir cette police", a-t-elle déclaré, alimentant ainsi le débat sur le déploiement des agents fédéraux dans la région.
L'opposition à la présence des agents fédéraux, qui ont pour mission d'arrêter un nombre croissant de sans-papiers, est de plus en plus palpable. Brian Furgen, vétéran de l’armée, a déclaré à l'AFP : "Ce ne sont pas les bonnes personnes pour ce job. Il faut envoyer des gens qui savent le faire sans nuire à notre communauté." Les tensions se sont intensifiées suite à la mort d'Alex Pretti, ce qui a poussé l'administration Trump à modifier légèrement sa position.
Dans un tournant intéressant, Tom Homan, maintenant en charge de l'opération, a récemment rencontré des responsables démocrates, reconnaissant qu'il pourrait y avoir des moyens plus efficaces d'engager la communauté, même s'il reste des désaccords. Il a ajouté sur X que ces discussions pourraient constituer un "point de départ productif" pour l'avenir.
Concernant la mort d'Alex Pretti, Stephen Miller a confié que des enquêtes étaient en cours pour déterminer si les agents avaient suivi les protocoles établis. Des sources indiquent que des vidéos remettent en question la version officielle des événements. Un rapport préliminaire suggère que Pretti, qui était légalement armé, n'a pas représenté une menace immédiate au moment des coups de feu, affirment plusieurs médias, dont CNN.
Victor Wembanyama, basketteur français de la NBA, a également pris position sur la situation : "C'est dingue que des personnes tentent de justifier l'assassinat de civils comme étant acceptable". Bien que Trump ait accordé certaines concessions suite à ces critiques croissantes, il maintient sa ligne dure sur la politique d'immigration.
En parallèle, une juge a promis une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota pour suspendre l'opération d'expulsion des agents fédéraux. Une attention particulière est également portée sur le cas de Liam Conejo Ramos, un enfant de cinq ans, dont l'expulsion a été bloquée par la justice américaine en raison des circonstances de son arrestation, qui ont choqué l'opinion publique.
De son côté, le ministère équatorien des Affaires étrangères a rapporté qu'un agent fédéral a été empêché d'entrer dans son consulat à Minneapolis, illustrant ainsi le climat de méfiance et de tensions. Les dialogues autour de ces questions deviennent de plus en plus cruciaux au fur et à mesure que la situation émerge comme un point de friction clé dans le paysage politique américain.







