Dans le sillage des répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur l'industrie aérienne, le gouvernement français a prévu une rencontre le 6 mai avec les compagnies aériennes, comme l'indique BFMTV. Cette discussion vise à examiner l'état des approvisionnements en kérosène et les préparatifs pour la haute saison des voyages.
Les inquiétudes s'intensifient concernant d'éventuelles pénuries de carburant, exacerbées par le conflit croissant entre l'Iran et les États-Unis. Des compagnies comme Ryanair, Transavia et Volotea transforment cette agitation en mesures concrètes, avec des annulations de vols notables. Air France-KLM a notamment retiré 2 % de ses vols Transavia pour les mois de mai et juin, tandis que d'autres opérateurs augmentent les tarifs des billets pour compenser la hausse des coûts du kérosène.
"Les tarifs de kérosène actuels oscillent entre le double et 2,5 fois ceux d'avant la crise", a alerté Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair et président de la FNAM (Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers), lors d'un entretien sur BFM Business. Les compagnies semblent de plus en plus inquiétées par ces fluctuations de prix.
Le gouvernement "se prépare à tout"
À France Inter, Roland Lescure, ministre des Transports, a tenté de rassurer le public sur les approvisionnements en kérosène pour le mois de mai. "Nous avons un bon stock de réserves", a-t-il déclaré, tout en reconnaissant qu'il est essentiel de rester vigilant dans la situation actuelle. Ce dernier a également cité des chiffres précisant que 20 % du kérosène français provient du Golfe. "Nous surveillons cette situation de près", a ajouté Lescure.
"Nous disposons actuellement de stocks stratégiques suffisants, incluant des réserves de brut pouvant être raffinées", a-t-il tenu à préciser.
En somme, bien que les articles de presse soulignent des défis notables, les autorités cherchent à rassurer le secteur aérien concernant l'approvisionnement. L'éventuelle coopération des compagnies lors de cette réunion pourrait jouer un rôle crucial dans la gestion des impacts de cette crise sur le transport aérien.







