Le constructeur automobile Stellantis a officialisé un investissement de "plus d'un milliard d’euros en France" pour produire à Mulhouse trois nouveaux modèles, tant électriques qu'hybrides. Cette annonce a été saluée par les syndicats, soulageant ainsi les craintes des salariés du site alsacien.
Cette somme sera répartie comme suit : 50% pour la recherche et le développement, 40% pour Mulhouse et 10% pour d'autres sites, corroborant ainsi les ambitions de croissance du constructeur.
Cet investissement, révélé en présence d'Emmanuel Macron, assure un avenir prometteur à l'usine de Mulhouse, qui emploie environ 4.500 personnes. Elle produit aujourd'hui les modèles Peugeot 308 et 408.
Les nouveaux modèles, qui seront lancés à partir de 2029, incluront des berlines et des SUV compacts, identifiés dans le segment C, une décision stratégique bien pensée, selon des experts du secteur automobile.
Antonio Filosa, PDG de Stellantis, accompagné des ministres Roland Lescure (Économie) et Sébastien Martin (Industrie), a présenté les détails du projet à Mulhouse. Il a spécifié que "la France illustre parfaitement la stratégie mondiale de Stellantis, où nos forces combinées s'accordent pour répondre aux attentes croissantes des clients".
Les syndicats se sont déclarés satisfaits de cette annonce. Deborah Schorr, secrétaire de FO Stellantis Mulhouse, a commenté avec enthousiasme : "C'est comme le soleil aujourd'hui, les salariés sont comblés. Après des années d'attente, trois nouveaux projets sont en route, c'est exceptionnel !".
# Un avenir à construire
Bien que les répercussions sur l’emploi restent à préciser, Schorr a affirmé que "notre priorité reste l'emploi. Nous ferons tout pour garantir l'avenir du site dans la décennie à venir et au-delà".
L'investissement en recherche et développement, qui s'élève à plus de 500 millions d'euros, vise à créer la plateforme technologique "STLA One", servant de base pour plus de 30 nouveaux modèles au cours des quatre prochaines années. Cette rationalisation répond aux besoins urgents de compétitivité, notamment après les pertes substantielles subies en 2025, comme l'évoque une analyse de l'Observatoire des Industries en France.
D'ici 2030, Stellantis prévoit de produire 50% de ses volumes sur trois plateformes mondiales, avec jusqu’à 70% de pièces partagées. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une réorientation stratégique qui valorise les marques Peugeot, Fiat, Jeep et Ram.
Le syndicat CFE-CGC a tout particulièrement salué le "rôle central de Mulhouse pour les projets futurs", tout en exprimant des attentes élevées en matière de volumes de production et de sécurité d'emploi. L'approche proactive de Stellantis est essentielle pour contrer les inquiétudes sur une éventuelle priorité donnée aux activités américaines au détriment de l'Europe, rappelant les décisions passées entraînant la fermeture de certaines capacités de production.







