Une discuption clé se tient ce mardi à l'Assemblée nationale concernant une proposition de loi qui vise à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés, suite aux inquiétudes exprimées par un collectif de médecins sur les risques liés à ce métal dans les sols français.
Dans un objectif ambitieux, l'État prévoit 600 000 nouvelles recrues dans le secteur industriel d'ici 2026. Cette annonce a été faite par le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Seguy, qui a présenté la feuille de route d'un Plan Industrie, élaboré en collaboration avec France Travail. L'accent est mis sur l'attraction, la formation et le recrutement.
Dans la région du Grand Est, 44 000 nouveaux employés seront nécessaires chaque année jusqu'en 2030, coïncidant avec les départs à la retraite d'un million de salariés en France.
L'exemple de Novacarb
Prenons l'exemple de Novacarb, une entreprise spécialisée dans la chimie située à Laneuveville-devant-Nancy, qui aJauss recruté tout récemment une vingtaine de personnes, avec encore sept postes à pourvoir. Le directeur de l'usine, Julien Luraschi, souligne que la crise du Covid a exacerbé les difficultés de recrutement, notamment pour des postes opérationnels. Les horaires en 3/8 et le travail le week-end n'attirent pas les jeunes candidats, et ceux qui postulent ne correspondent pas toujours aux attentes.
Pour palier à ces enjeux, Novacarb propose des formations internes et tente de faire valoir l'attractivité de ses postes en mettant en avant les avantages financiers, l'encadrement, et même des logements à tarif préférentiel. L'entreprise s'ouvre également régulièrement aux étudiants et participe aux Journées du patrimoine industriel afin de faire découvrir ses métiers. "Ces initiatives jouent un rôle crucial pour attirer les talents et stimuler l'intérêt pour l'industrie de demain," conclut Luraschi.







