Suite à la fermeture de son site de Saint-Mauront à Marseille, Orange a décidé d'offrir des opportunités d'emploi à 300 de ses salariés. Dans un contexte de tensions croissantes et de récurrence d'incidents violents, la direction de l'entreprise a annoncé la mesure à l'AFP. Cette fermeture, qui a eu lieu le 7 janvier après plusieurs impacts de balles constatés sur la façade, a profondément choqué le personnel.
Le porte-parole d'Orange a précisé que les employés du secteur tertiaire auront la possibilité de rejoindre d'autres sites de l'entreprise, de s'installer dans des espaces de travail partagés ou d'opter pour le télétravail. En ce qui concerne les 200 techniciens qui doivent continuer à se rendre sur le site, un "dispositif de sécurité renforcé" a été mis en place pour assurer leur protection.
"Notre priorité reste la sécurité et le bien-être de nos employés", a-t-il ajouté, soulignant que l'entreprise attend les résultats des enquêtes concernant les récents événements. Sébastien Crozier, délégué CFE-CGC, a mentionné que la majorité des techniciens utilisant des véhicules pour se rendre sur le site et travaillant en sous-sol est dans une situation moins exposée aux dangers.
Une montée des inquiétudes
La fermeture du site n'est qu'une des répercussions d'une situation tendue dans le quartier, déjà affecté par des problèmes de narcotrafic. En novembre dernier, la direction avait été contrainte de fermer temporairement le site, transférant ses employés en télétravail en raison d'une montée de violence. Les syndicats ont exprimé leur mécontentement face à cette situation, faisant état de combats et d'une présence accrue de points de deal à proximité.
La préfecture a indiqué que des mesures supplémentaires seraient prises pour sécuriser la zone, y compris des patrouilles accrues. Dans une déclaration récente, la préfète Corinne Simon a précisé que "les actions de surveillance et de sécurité seront intensifiées", notamment lors des heures d'entrée et de sortie des employés.
Orange, qui emploie environ 1 000 personnes dans ce site situé dans un quartier difficile de Marseille, a affirmé qu'elle cherchait déjà des solutions alternatives de local pour ses activités. La sécurité des salariés reste la priorité absolue de l'entreprise face à ce climat de violence grandissant.







