Juliette Rouleaux, professeur de lettres modernes et déléguée départementale du Clémi (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information) dans le Gard, répond à la question nationale de cette année : "Où est l’info ?".
"Où est l’info ?" Ce questionnement, cœur de la 37e Semaine de la presse et des médias à l’école, illustre les difficultés actuelles des jeunes à identifier des informations fiables dans un océan d’informations désordonnées. Dans ce contexte, il est crucial de comprendre que ces jeunes sont saturés d’informations, chacune ayant son propre caractère et son propre message.
Récemment, les élèves ont découvert un exemple frappant : Fatima, une jeune fille qui a interpellé le président Emmanuel Macron sur Instagram au sujet du conflit au Moyen-Orient, a connu l'impact d'une information personnalisée. Pour ceux qui ont dépassé la quarantaine, cela peut sembler inhabituel, mais cela témoigne d'une transformation significative du paysage informationnel en 2026, où les modes de communication évoluent rapidement.
"Où est l’info ?" Elle est omniprésente – sur les réseaux sociaux, dans des vidéos courtes, et même dans les journaux. La Semaine de la presse a eu lieu juste après les élections municipales, mettant ainsi en lumière le rôle capital de l'éducation aux médias pour préserver les valeurs fondamentales de notre démocratie.
Il faut du temps
Dans un monde de réactivité immédiate, il est plus important que jamais de prendre du recul. Les élèves ne devraient pas seulement consommer de l’information ; ils doivent aussi apprendre à la créer. Que ce soit en produisant un journal, en enregistrant un podcast, ou en concevant une affiche, il est essentiel de valoriser ce temps d'apprentissage. Ce processus leur permettra de comprendre l'importance de l'angle d'approche, la formulation des phrases, et le choix des illustrations. L’information dépend de choix et de perspectives : ce qui est mis en avant et ce qui reste dans l’ombre.
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"Où est l’info ?" Elle est partout, raison pour laquelle la Semaine de la presse demeure cruciale. Au-delà des rencontres ponctuelles avec des journalistes, elle permet un temps de réflexion, où les élèves peuvent partager leurs préoccupations légitimes sur le monde qui les entoure. Écouter leurs inquiétudes et leurs jeux de mots contribue à recréer un espace collectif de dialogue. Ce lien entre les jeunes, le monde et nous n’est pas abîmé ; il a simplement évolué. C’est peu, mais ce n'est pas rien.







