Avec une entrée en service anticipée pour 2027, le bombardier B-21 Raider de sixième génération, développé par Northrop Grumman pour l'US Air Force, doit succéder à des modèles historiques tels que le B-2, qui est en service depuis les années 90, et le B-1 Lancer, qui date des années 70. Officiellement présenté en 2022, il est actuellement en phase d'essai.
Le B-21, avec son coût unitaire estimé entre 700 et 800 millions de dollars, est une pièce essentielle dans la modernisation de la capacité de frappe à longue distance des États-Unis. Conçu pour être omniprésent et discret, il peut transporter à la fois des munitions conventionnelles et nucléaires. L'une de ses caractéristiques remarquables est sa capacité opérationnelle, incluant des missions autonomes sans pilote, permettant ainsi de réduire le risque humain dans des zones à haute intensité.
Des vulnérabilités repérées par la Chine
Récemment, une vidéo d'un passionné d’aviation a montré un B-21 presque prêt au vol, ravitaillé par un KC-135, accompagnée d’un F-16. Cependant, cette avancée technologique attire l'œil des analystes chinois.
Harry J. Kazianis, analyste de défense, a déclaré sur 19fortyfive que des chercheurs chinois prétendent avoir identifié des faiblesses potentielles dans la conception du B-21, en particulier concernant sa signature radar et sa performance aérodynamique. Si ces revendications s’avèrent justes, cela pourrait compromettre la stratégie militaire américaine, en particulier en région indo-pacifique.
Les analystes chinois notent que certaines configurations du B-21 pourraient augmenter sa vulnérabilité aux nouvelles technologies radar. De plus, la signature thermique détectable par des systèmes infrarouges en plein essor pourrait diminuer l'avantage tactique de l'appareil, selon des experts dans le domaine.
Dans un rapport récent du Mitchell Institute for Aerospace Studies, il est souligné que même des avions avancés comme le B-21 n’exerceront une efficacité que s'ils sont déployés massivement. À l'heure actuelle, le nombre prévu d'unités semble trop limité pour faire face à une confrontation à haute intensité avec la Chine.
Produire 200 B-21 et 300 F-47
Le rapport indique que la position géographique de la Chine, accompagnée de ses systèmes de défense, lui permet de créer des zones de défense durcies depuis lesquelles elle peut agir efficacement contre ses adversaires. Pour être vraiment efficaces, le B-21 Raider et les futurs avions de combat comme le F-47 devront être produits en quantités significatives. Les experts suggèrent une production d'environ 200 B-21 et 300 F-47 pour répondre aux défis actuels.
Ce besoin est d'autant plus pressant que ces nouveaux avions ne seront pas disponibles en nombre suffisant avant des années. En attendant, l'US Air Force dépend encore des modèles plus anciens, tels que le B-52 et le B-1, qui sont moins adaptés aux environnements de combat modernes. De nombreuses évaluations suggèrent que la disponibilité des forces aériennes américaines est à son plus bas historique depuis des décennies, ce qui empêche une entreprise efficace face aux menaces contemporaines.
Dans ce contexte, les recommandations incluent une augmentation significative des budgets, estimée jusqu'à 40 milliards de dollars supplémentaires par an, ainsi que le développement de systèmes complémentaires comme les drones « ailier loyal », qui accompagneront les avions pilotes pour des missions critiques.







