Quatre semaines après le début des tensions en Iran, le gouvernement français dévoile son plan d’aide destiné aux secteurs les plus affectés par la crise énergétique. Les mesures sont actuellement limitées à avril, et concernent principalement le transport, la pêche et l'agriculture.
Après une réunion à Bercy, six membres du gouvernement, incluant Roland Lescure (Économie) et Catherine Chabaud (Pêche), ont conféré sur les actions à prendre. Actuellement, le prix moyen du SP95-E10 atteint 1,95 euro et celui du gazole 2,11 euros, avec des pointes à 2,22 euros ces derniers jours.
Face à cette flambée, l'exécutif a décidé de mobiliser 70 millions d’euros, décrits par Roland Lescure comme une « réponse graduée et sectorielle », visant à satisfaire les besoins urgents. Pour aider les petites et moyennes entreprises du transport routier, une aide exceptionnelle de 50 millions d’euros est proposée, équivalente à une réduction de 20 centimes par litre.
Des mesures complexes à mettre en œuvre
Cependant, les modalités d’obtention de ces aides pourraient s’avérer ardues. Philippe Tabarot a souligné la nécessité de justifier des difficultés de trésorerie, ce qui suscite des préoccupations. Jean-Marc Rivéra, délégué général de l’Organisation des transporteurs routiers européens (Otre), a exprimé ses doutes sur la faisabilité de ce processus administratif complexe.
Pour les pêcheurs, une aide de 20 centimes par litre est également prévue, représentant 5 millions d’euros au total pour avril. Catherine Chabaud a affirmé que « notre objectif est de permettre aux bateaux de prendre la mer ». Par ailleurs, les agriculteurs bénéficieront d’une exonération totale de droits d’accise sur le GNR, estimée à 14 millions d’euros, ce qui se traduira par une réduction de 4 centimes par litre.
Enfin, la question du financement se pose : Maud Bregeon a précisé que ces aides seront « gagées », nécessitant des annulations de crédits au sein des ministères concernés.
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