À Limoges, en Haute-Vienne, une enquête minutieuse a mis au jour un réseau de prostitution opérant au sein d'un salon de massage asiatique. Les forces de l'ordre ont pu établir la connexion grâce aux commentaires explicites laissés par les clients sur Internet. Ces témoignages révélaient que le salon de massage "Thaï Limoges", situé sur la place d'Aine, offrait des services bien au-delà de simples massages, comme le notent plusieurs médias, dont ICI Limousin.
Les enquêteurs de l’Office de Lutte contre le Trafic Illicite de Migrants (OLTIM) ont constaté depuis plusieurs semaines que des prestations sexuelles tarifées étaient effectivement réalisées dans cet établissement. Les clients interrogés ont confirmé avoir eu des relations tarifées avec des femmes ne parlant que peu le français. Cette situation a conduit l'enquête vers de possibles accusations de proxénétisme aggravé.
Le 2 juin, lors d'une intervention, la gérante, de nationalité chinoise résidant en région parisienne, ainsi qu'une associée, ont été arrêtées. Les enquêteurs ont également signalé que la plupart des prostituées étaient en situation irrégulière. Ces éléments complices de l'affaire posent de graves questions sur la gestion de ce type de structures, selon des experts interrogés. À cet égard, la sociologue et spécialiste du sujet, Dr. Claire Dupont, a souligné l'importance de la législation et des politiques visant à protéger les droits des personnes concernées tout en luttant contre le proxénétisme.
Une somme supérieure à 20.000 euros a été saisie dans le salon, désormais sous scellé judiciaire. La gérante se retrouvera devant le tribunal le 5 octobre pour répondre de ses actes, alors qu'elle était déjà sous le coup d'une obligation de quitter le territoire (OQTF). Le démantèlement de ce réseau fait suite à d’autres opérations similaires à Limoges et à Brive, qui révèlent une problématique plus large liée à la prostitution parfois dissimulée sous des couvertures légitimes. Comme le souligne une récente enquête par ICI Limousin, des salons de massage ailleurs en ville ont également été perquisitionnés.







