La disparition de Lyhanna dans le Gers a provoqué une onde de choc, relançant le débat sur les dysfonctionnements possibles au sein du système judiciaire français. Le suspect, un homme de 41 ans, a déjà été impliqué dans plusieurs affaires, dont une plainte pour viol sur mineure, toujours sans suite (source : [France Info](https://www.franceinfo.fr)).
Cette affaire interpelle sur le traitement des plaintes pour viol concernant des mineurs. Alors que Lyhanna a disparu vendredi dernier, des voix s'élèvent pour dénoncer les lenteurs des enquêtes judiciaires. Le suspect, mis en examen pour "enlèvement et séquestration de mineur de 15 ans," a été placé en détention provisoire, mais des questions restent en suspens quant à la gestion antérieure de ses affaires, comme l'explique la procureure d'Auch, Clémence Meyer, lors d'une récente conférence de presse.
Des plaintes ignorées
Rosa, une jeune fille de 12 ans, et sa mère, témoignent des difficultés qu'elles ont rencontrées après avoir déposé plainte contre le même individu pour viols. La mère déclare avoir été renvoyée par la police lorsqu'elle a tenté de relancer le dossier, se sentant délaissée face à des allégations graves (source : [BFMTV](http://www.bfmtv.com)). Dans ses mots, la mère de Rosa déplore la dévalorisation des victimes : "Ça ne va pas, mais devant les autres je fais comme si ça allait".
Des dysfonctionnements au coeur du débat
Le gouvernement, par l'intermédiaire de sa porte-parole Maud Bregeon, a admis partager l'indignation publique face à cette situation. "Ce que l'on découvre jour après jour est absolument insupportable," a-t-elle affirmé sur Europe 1, plaidant pour une augmentation des ressources allouées à la justice. Jean-Pierre Decool, ancien gendarme et désormais député, a aussi relevé la problématique d'une justice saturée, indiquant : "Nous n'avons pas suffisamment de moyens pour traiter efficacement ces dossiers cruciaux".
Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l’USM, indique qu'en France, il y a quatre fois moins de procureurs qu'ailleurs en Europe, ce qui engendre des retards inacceptables dans le traitement judiciaire. "Le manque de ressources entraîne une situation où des dossiers de la plus haute importance passent à la trappe," souligne-t-il (source : [France Info](https://www.franceinfo.fr)).
Les conséquences d'un échec collectif
Les associations de défense des droits des victimes expriment leur colère. Sophia Antoine, du comité Mouv'Enfants, déclare que "cette affaire révèle un échec sociétal" et appelle à une réévaluation des mécanismes de protection des enfants. Ce cri d’alarme résonne au milieu d’un appel général à un Grenelle national sur les crimes commis contre les mineurs.
Reste à savoir si cette tragédie suffira à provoquer des changements durables dans la façon dont la justice traite les affaires impliquant des mineurs. Car, pour l’instant, le sentiment général est que les victimes sont trop souvent oubliées dans un système qui semble dysfonctionnel.







