Ce chiffre représente une augmentation inquiétante par rapport aux 70 000 plaintes mentionnées après le meurtre de la jeune fille. "Nous avons constaté une montée en flèche de ces plaintes" a souligné Gérald Darmanin, dans un entretien paru le 30 juin. Parmi ces appels, 7 452 concernent des crimes dont l'auteur présumé est connu.
La confiance entre la justice et les citoyens ébranlée
Ce réexamen des plaintes devrait permettre de "faire le point" sur ces affaires, selon le ministre, qui devra répondre aux nombreuses critiques qui lui sont adressées après la mort de Lyhanna. Les relations entre les magistrats et le gouvernement sont tendues, le syndicat des magistrats dénonçant le manque de soutien, et accusant Darmanin d'agir comme un bouc émissaire.
"La confiance entre les magistrats et les citoyens s’effrite", déplore le ministre. Malgré une certaine prise de conscience des violences faites aux femmes, il admet que la même attention n'a pas été accordée aux enfants. Il reconnait également un manque de moyens au sein de son ministère, mais souligne que des erreurs individuelles sont également en cause dans le traitement de ces affaires.
Le ministre, visé par des critiques quant à sa gestion de cette crise, a réagi en minimisant les discordes historiques entre les syndicats et le ministère, affirmant que "ce n'est pas la première fois qu'il y a des tensions".
Dans le cadre d'un projet de loi destiné à renforcer la justice pénale, le garde des Sceaux a également parlé de la nécessité d'améliorer l'engagement des cours criminelles départementales, tout en projetant d'épaissir leurs rangs sur l'ensemble du territoire.
Un sentiment général, exprimé par de nombreux acteurs de la justice, est que des réformes profondes doivent être mises en place pour restaurer la confiance du public. Les procédures en place devraient être scrutées et modernisées afin de mieux protéger les victimes d'abus. Une situation rappelée également dans d'autres médias, tels que Le Figaro, où l'on s'interroge sur l'efficacité réelle de ces mesures.
Source: Le Monde







