Le tragique accident d’avion survenu dimanche près de Nancy a fait 11 victimes, y compris le pilote chevronné Laszlo Sandrin. Le PDG de Classic Wings, Rob de Man, l’a décrit comme "l’un de nos meilleurs pilotes" ayant plus de 11 000 heures de vol, dont 5 000 sur des appareils similaires, et une expérience sur de nombreuses conditions climatiques particulières, comme celles rencontrées en Afrique.
Le crash est le plus meurtrier de l’aviation légère en France, provoquant une onde de choc au sein des familles des victimes et des passionnés d’aviation. Parmi les victimes, on compte cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote. Des identités ont été révélées, notamment Cynthia Vally, cheffe de bloc opératoire, et Damien Giacovelli, un infirmier reconnu de la région.
Comme l’a rapporté France Info, le procureur adjoint Christian de Rocquigny a indiqué qu’un processus d’enquête pour "homicides involontaires" a été lancé. "C'est une enquête complexe," a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, précisant qu'elle impliquerait des expertises techniques détaillées.
"Je ne veux pas spéculer sur les causes avant d'avoir des réponses," a déclaré Rob de Man dans une interview, appelant à la prudence tant que les investigations n'ont pas abouti.
La gendarmerie a établi que l’avion avait effectué plusieurs vols la veille, et l’accident s'est produit très peu après un troisième décollage. En parallèle, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) a lancé sa propre investigation pour déterminer les causes et prévenir de futurs incidents similaires.
Les témoignages des proches des victimes révèlent une communauté frappée par la perte et désireuse d’obtenir des réponses. Un ami de l'un des moniteurs a exprimé son incompréhension face à la tragédie, et la pression est forte pour que justice soit rendue.







