Au sein du RN, l'atmosphère est teintée d'appréhension et d'anticipation. Un conseiller proche de Marine Le Pen révèle : "Nous attendons tous ce moment décisif avec impatience." Un cadre évalue l'importance de cette décision en ces termes : "C'est un tournant historique pour notre famille politique, semblable au congrès de Tours quand Marine a pris les rênes." Pour ceux qui l'entourent, cette journée pourrait bien être aussi marquante qu'un départ en campagne pour un événement majeur.
Après la fin du procès en appel, le RN s'est engagé dans une série de séminaires de préparation, bien que le programme de campagne demeure flou. Un cadre indique : "Les discussions se poursuivent, mais la plupart des décisions importantes auront lieu après le verdict du 7 juillet. Nous avons un objectif : finaliser le programme d'ici fin août." Cette pression pour se structurer est palpable.
Lors d'un meeting récent, Marine Le Pen a semblé évaluer son rôle dans l'arène politique : "Il est évident que le candidat ne joue qu'un rôle secondaire dans l'orientation du programme. Nous devons avancer sans contraintes." Cette déclaration devrait résonner avec les nombreux candidats déclarés pour la présidentielle qui surveillent la situation de près.
Des sources confirment que plusieurs rivaux perçoivent Jordan Bardella comme un challenger "prenable" en cas de candidature à la présidentielle, tout en gardant un œil sur une éventuelle candidature de Marine Le Pen. Un candidat avoue : "Les chances de Marine sont limitées, mais elles existent toujours!".
Jordan Bardella et la stratégie de campagne
Marine Le Pen ne sera pas seule à l'audience prévue. Elle arrivera sur les lieux alors que Jordan Bardella a opté pour une stratégie de communication différente, préférant rester au siège du parti plutôt qu'à la cour d'appel. "C'est surréaliste de faire une apparition en hémicycle alors qu'un moment aussi décisif se profile", confie-t-il. "J'ai proposé d’être présent, elle a préféré que je reste à Paris. Je suivrai l'événement à la télévision", ajoute-t-il.
Malgré la séparation physique, une réunion stratégique est déjà programmée après la décision, quel que soit son contenu. Un cadre du parti précise : "Le 7 juillet marquera le début d'une dynamique nouvelle, que ce soit pour Jordan ou Marine." Deux scénarios sont sur la table, impliquant des annonces de campagne imminentes.
Les enjeux de la décision
En anticipant la décision de la cour, Marine Le Pen a affirmé ne pas craindre l’issue : "Ma destinée ne dépend plus de moi. Je mesure la pression sur les magistrats." Son état d'esprit est clair : "Je suis déterminée à me battre pour mes principes. Mes adversaires ne m’intimident pas."
Le cadre juridique qui entoure sa candidature reste complexe : elle pourrait être éligible si elle ne se voit pas infliger une peine d'inéligibilité supérieure à deux ans. Un cadre du parti soutient : "Nous ne pourrons pas faire dépendre notre campagne des décisions des juges." Le spectre d'une campagne sous un bracelet électronique est également un sujet de débat. Marine Le Pen, quant à elle, refuse catégoriquement cette option, affirmant que "jamais de la vie!"
Un avenir incertain
Les préparations pour les présidentielle s'intensifient avec des slogans déjà définis, reflétant la dualité des candidatures potentielles : "Nous avons des plans distincts pour chaque scénario. S'il n'y a pas de Marine, ce sera un challenge de relancer la campagne pour Jordan". Les intérrogations quant à la capacité de Bardella à porter le poids de cette responsabilité sont nombreuses.
Le congrès du Rassemblement national, qui scellera officiellement la candidature lors du weekend des 24 et 25 octobre, s’annonce comme un moment charnière.







