Un homme de 46 ans a été mis en examen pour un viol survenu au cours du week-end sur la terrasse d’un restaurant club du XIVe arrondissement de Paris. Malgré la gravité de l’accusation, il a été placé sous contrôle judiciaire, échappant ainsi à la prison, comme l’a souligné le procureur qui l'a décrit comme manquant d'empathie et de remise en question.
Les faits se sont déroulés le 17 janvier dernier, lorsqu'une jeune femme a décidé d'alerter les autorités sur ce qu'elle décrit comme une agression. Elle a raconté avoir été entraînée sur la terrasse déserte par un inconnu rencontré dans l’établissement.
Les analyses ADN en attente
Suite à la plainte, des examens gynécologiques ont révélé des signes compatibles avec l'allégation de la victime. Les enquêteurs du troisième district de police judiciaire sont engagés dans ce dossier complexe. À ce jour, les analyses ADN n’ont pas encore été intégrées au dossier, et les recherches continuent sur les images de vidéosurveillance.
Lundi, le suspect a été arrêté à son domicile à Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Son casier judiciaire mentionne déjà deux condamnations pour violences conjugales. En réponse, il a déclaré qu’il avait mûri, étant maintenant père de deux enfants et ayant une relation stable.
Les déclarations du suspect
Placé en garde à vue, l’homme conteste les accusations, affirmant qu'il avait eu une relation consentie avec la jeune femme. Il a partagé que sa vie a pris un tour dramatique en quelques jours. Son avocate, Me Raphaëlle Varaut, a également pris la parole, suggérant que ce cas se résume à un affrontement de témoignages. Elle a fait remarquer que la jeune femme aurait pu adopter une gestuelle qui aurait laissé penser à un consentement, selon les réactions des témoins.
Dans ce type de situation, son avocate insiste sur le fait que la parole de la victime doit être extrêmement claire. Elle a également souligné la nécessité de respecter la présomption d’innocence, plaidant contre la détention préventive dans des cas où des doutes subsistent. Finalement, le juge a décidé de remettre le suspect en liberté sous contrôle judiciaire, interdisant tout contact avec la victime et imposant une obligation de suivi psychologique.







