Deux hommes ont été placés sous enquête à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, suite au meurtre tragique d'une femme transgenre de 45 ans, Joëlla, survenu dans la nuit du 9 février. Cette agression brutale a suscité une onde de choc au sein de la communauté locale.
Les suspects, âgés de 19 et 24 ans et connus des forces de l'ordre pour des affaires de vol, ont avoué avoir violemment attaqué Joëlla dans le quartier de Saint-Quentin. Cette zone, souvent désertée et marquée par la précarité, devient malheureusement le théâtre d'actions criminelles inacceptables.
Une violence extrême reconnue par les mis en cause
Le parquet a révélé que les agresseurs ont admis avoir asséné une quinzaine de coups de pied à la tête de la victime, allant jusqu'à la déshabiller. L'agression a pris fin lorsque des témoins, alertés par les cris, sont intervenus.
D’après La 1ere, à l'arrivée des secours, Joëlla avait un « enfoncement massif » du visage et n’a pas pu être réanimée, a précisé le procureur de la République, Yves Dupas.
Les suspects ont prétendu agir en réponse à cette prétendue offre de « faveurs sexuelles », des allégations qui restent à prouver dans le cours de l’enquête selon les informations rapportées par La 1ere.
Une vive émotion en Nouvelle-Calédonie
La mort violente de Joëlla, figure bien connue pour sa passion pour le volley-ball, a profondément ébranlé la communauté calédonienne. Cette tragédie a été un catalyseur pour des discussions cruciaux sur la sécurité des personnes LGBTQIA+.
L’association La Tresse Nouvelle-Calédonie a dénoncé à travers un communiqué cette "atteinte majeure à la vie humaine", insistant sur les violences systémiques subies par les personnes transgenres. De leur côté, Rainbowlution Nouvelle-Calédonie a appelé à plus de sensibilisation et de protection pour les individus LGBTQIA+, tout en plaidant pour une lutte active contre les discours de haine et les violences.







