Récemment, les douanes de Montbéliard ont réalisé une saisie marquante : plus de 15 000 doses de "miel érectile", commercialisé sous la marque "Black Horse", ont été interceptées dans un centre de tri postal. Éxpédiée depuis la Thaïlande, cette marchandise intrigante a été repérée dans plusieurs cartons à Verdun, en Meuse.
Cette saisie, pour le moins originale, a mis un revendeur dans une situation délicate. L'individu, dont l'identité n'a pas été dévoilée, pourrait faire face à une peine de trois ans de prison, ainsi qu'à une amende pouvant atteindre le double de la valeur des produits saisis. Présenté comme un aphrodisiaque naturel, ce miel se révèle en fait être un mélange de miel et de substances chimiques similaires à celles des traitements contre les troubles érectiles, sans validation d'instance officielle.
Christian Solliez, directeur adjoint des douanes de Franche-Comté, a souligné les risques potentiels de santé publique liés à l'utilisation de ce produit, comme rapporté par L'Est Républicain. La sécurité des consommateurs doit être une priorité, et les douanes s'engagent à limiter ce type de trafic.
Des produits dangereux à portée de clic
En 2025, les douanes françaises ont saisi près de 20 millions d'articles de contrefaçon, dont un nombre croissant de produits médicaux, de bien-être et cosmétiques potentiellement dangereux, souvent vendus en ligne. Les ventes en ligne, notamment via les réseaux sociaux et les messageries cryptées, ont organisé le trafic d'une manière de plus en plus complexe, rendant difficile la traque des produits nocifs.
Enfin, cette affaire soulève des questions plus larges sur la régulation des produits de santé non vérifiés qui circulent librement sur le marché numérique. Les autorités mettent en place des stratégies de surveillance plus rigoureuses, s'appuyant sur des analyses de renseignements numériques pour contrer ce phénomène alarmant.







