Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait savoir que les États-Unis n'ont toujours pas réglé leurs cotisations, un prérequis essentiel pour que le retrait du pays soit validé. Cette situation se complexifie à l'approche de la réunion de l'Assemblée mondiale de la santé à Genève.
En janvier 2025, peu après sa réélection, le président américain Donald Trump a signé un décret annonçant le retrait des États-Unis de l'OMS, effectif depuis le 22 janvier. Toutefois, l'OMS ne peut approuver ce retrait tant que les arriérés, s'élevant à environ 220 millions d'euros (260 millions de dollars), ne seront pas payés, selon les données de l'organisation.
« Le retrait américain est conditionné par la notification, faite un an à l'avance, et par le paiement des arriérés », a précisé Ghebreyesus lors d'une conférence de presse. Il a exprimé l'espoir que les États-Unis se conformeront à ces obligations, mais aucune communication n'a encore été reçue de leur part.
Parallèlement, le secrétaire à la Santé américain, Robert Kennedy Jr., et Marco Rubio ont critiqué l'OMS, reprochant à l'organisation de ne pas avoir géré efficacement la pandémie de Covid-19. En mai 2025, Kennedy Jr. a également pointé du doigt l'influence de la Chine et de l'industrie pharmaceutique sur l' OMS, ce qui complique les relations entre l'agence et les États-Unis.
Ressources et réorganisation budgétaire
Les États-Unis ont longtemps été le principal bailleur de l'OMS, mais plusieurs autres pays ont également diminué leur soutien, plaçant l'organisation dans une position financière précaire. En conséquence, l'OMS a révisé son budget 2026-2027, le réduisant de 5,3 milliards à 4,2 milliards de dollars, entraînant une réorganisation massive avec près de 1 300 postes supprimés dans le monde.
« Notre financement est assuré à 85 %, et nous avons mis en place des mesures pour maîtriser nos dépenses », a expliqué Raul Thomas, sous-directeur général de l'OMS. Il a ajouté qu'ils espèrent arriver à réunir les 15% restants, bien que cela semble difficile.
Alors que les discussions s'animent autour de ce thème lors de la prochaine Assemblée mondiale de la santé, il est clair que le sort du financement américain à l'OMS pourrait avoir des répercussions sur la santé mondiale à l'avenir.







