Une collégienne de 14 ans a perdu la vie, mercredi 6 mai, dans un petit bourg de l’Aisne. Le suspect, un homme âgé de 23 ans, possiblement un ancien petit ami, a été appréhendé. Le parquet a ouvert une enquête pour meurtre.
Les gendarmes ont reçu un appel aux alentours de 8 heures, mercredi 6 mai 2026, informant de l’agression d’une adolescente très grièvement blessée sur la voie publique à Fère-en-Tardenois, une commune de 2.800 habitants à l’ouest de Reims, comme l’a communiqué le parquet. À leur arrivée, les secours ont malheureusement constaté le décès de la jeune fille, qui avait subi plusieurs coups d'arme blanche.
Une enquête de flagrance a été ouverte pour meurtre et a été confiée à la section de recherches d’Amiens. Les premiers éléments indiquent que la jeune victime, en route vers son collège, a été agressée à l’arme blanche, subissant de lourdes blessures au cou.
Des opérations de recherche intensifiées ont été immédiatement mises en place pour localiser le suspect, en fuite. En fin de journée, un homme de 23 ans a été arrêté à Soissons, à environ 25 km de Fère-en-Tardenois, et a été placé en garde à vue. D’après le parquet, cet individu, sans emploi, vit chez ses parents. Les liens exacts avec la victime doivent encore être établis, mais il pourrait s’agir d’un ancien partenaire, a mentionné le parquet.
Les réactions de choc se multiplient
Des cellules d'écoute et de soutien psychologique ont été mises en place ce matin au sein du collège Anne-de-Montmorency à Fère-en-Tardenois, où la victime était élève en classe de 3e, comme l’a annoncé Pierre Moya, le recteur de l’académie d’Amiens. Il a ajouté que ce soutien restera accessible aussi longtemps que nécessaire pour aider chacun dans cette épreuve. Les élèves seront accueillis par l’équipe éducative le jeudi, avec des modalités adaptées pour prendre en charge cette tragédie.
Mercredi soir, un périmètre de sécurité entourait toujours la rue où s'est produit le drame. De nombreux voisins, ayant connu la jeune fille ou sa famille, ont exprimé leur choc et leur peine. « Je me mets à la place des parents et je ressens leur douleur », a déclaré une habitante du quartier. « Ça aurait pu être n'importe quel enfant », a-t-elle ajouté. Une autre voisine a partagé son inquiétude : « C’est glaçant ». Une connaissance de la victime, Mélissa, a souligné qu’elle avait toujours le sourire et habituellement faisait le chemin du collège avec elle, mais pas ce jour-là.
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