En date du 17 juin, le ministère de la Défense de la Corée du Sud a annoncé une réduction significative de la zone de contrôle civil établie en 1954, passant d'une limite de 10 km à 6 km. Ce changement vise à alléger les restrictions pour les agriculteurs et les visiteurs, tout en maintenant l'efficacité des opérations militaires. Le ministre de la Défense, Ahn Gyu-back, a précisé lors d'une conférence de presse que cet ajustement améliorera le bien-être des résidents tout en garantissant la sécurité.
Actuellement, les deux Corées demeurent techniquement en guerre, surveillées par une vaste zone démilitarisée (DMZ). Avec cette décision, le gouvernement sud-coréen cherche à promouvoir un rapprochement, allant jusqu'à simplifier les autorisations de vol pour les drones agricoles. "Nous favoriserons le développement régional tant que cela n'entraîne pas de conflit avec nos opérations militaires", a ajouté Ahn.
Une volonté d'apaisement
Le nouveau président sud-coréen, Lee Jae Myung, a adopté une approche moins agressive vis-à-vis de Pyongyang, un changement radical par rapport à la politique de son prédécesseur Yoon Suk Yeol. En 2022, Séoul avait retiré les haut-parleurs diffusant de la musique K-pop et des informations vers le Nord dans une tentative de désamorcer les tensions.
Lim Eul-chul, analyste à l'université de Kyungnam, estime que ces décisions sont également influencées par une diminution des effectifs militaires. Il a déclaré à l'AFP : "La Corée du Sud s'appuie de plus en plus sur des technologies telles que la vidéosurveillance et les applications mobiles pour assurer la sécurité des zones de première ligne. Cette évolution indique que l'intelligence artificielle rend obsolètes les anciennes méthodes de patrouille, à forte main-d'œuvre."







