Pour la seconde journée d'affilée, la France a enregistré une chaleur record ce jeudi 25 juin. Cependant, une baisse des températures est prévue à partir de vendredi, débutant sur la façade atlantique avant de se répandre à l'ensemble du pays ce week-end.
Depuis une semaine, la France traverse un épisode caniculaire sans précédent, comme l'a souligné Emmanuel Macron. Le 25 juin, 72 départements étaient placés en vigilance rouge, un fait jamais vu auparavant. Le thermomètre affichait, à 17 heures, 30 °C, égalant ainsi le record de la veille.
Pour vendredi 26 juin, la vague de chaleur se déplacera vers le centre et l'est du pays, tandis qu'une baisse de température, accompagnée d'orages, est attendue sur la façade atlantique, comme l'a rapporté Météo-France. L'organisme a placé 61 départements en vigilance rouge et 25 en vigilance orange. Les prévisionnistes indiquent que ce changement de masse d'air progressera « progressivement à l'intérieur du pays durant le week-end. »
600 millions pour la rénovation des hôpitaux
Pour faire face à cette chaleur accablante, les autorités mettent en place des mesures. Sébastien Lecornu a annoncé la mise en œuvre du plan Orsan au niveau 3, le plus élevé, après l'activation du niveau 2 mardi. Cela vise à « renforcer les équipes hospitalières, la coordination entre les hôpitaux, la médecine de ville et le secteur médico-social, » a-t-il précisé sur X.
Lors d'une visite à l'hôpital de Paris-Saclay, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a observé une hausse alarmante des arrêts cardiaques, quadruplant le nombre habituel. Elle s'attend également à un « pic » de passages aux urgences ce week-end, en raison d'un volume déjà quatre fois supérieur à la normale, selon son cabinet.
Au plus fort de cet épisode de chaleur, le Premier ministre a confirmé par courrier aux maires un doublement du budget pour la rénovation énergétique des hôpitaux, s'élevant à « 600 millions d'euros » entre 2026 et 2035.
Trains et centrales à l’arrêt
Face à cet épisode exceptionnel, EDF a annoncé l'arrêt de deux centrales nucléaires, à Nogent-sur-Seine (Aube) et au Bugey (Ain). Enedis, le gestionnaire du réseau électrique, a déclenché sa force d'intervention rapide en raison d'un risque élevé de coupures d'électricité dues aux chaleurs extrêmes. Jeudi, plus de « 36 000 clients » ont subi des coupures, principalement dans les Yvelines et la Gironde.
La SNCF, également touchée, a dû annuler environ 10% de ses TGV, selon Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs. Il a ajouté que les voyageurs souhaitant annuler ou reporter leur trajet pour les TGV Inoui ou Ouigo pourraient le faire « sans frais », sans spécifier la période de cette offre.
Dans les écoles, confrontées à des conditions insoutenables, une intersyndicale de l'éducation appelle les enseignants à exercer leur droit de grève, dénonçant des « conditions de travail inacceptables ».
Avec AFP







