Dans une attaque nocturne qui a plongé près de la moitié de Kiev dans le chaos, plus de 5.600 immeubles résidentiels ont été privés de chauffage alors que des températures glaciales de -14°C sévissent sur la capitale. Ce nouveau bombardement, rapporté par le maire Vitali Klitschko, se traduit par un hiver particulièrement cruel pour les habitants de la ville.
- "Près de la moitié de Kiev est actuellement sans courant. La Russie poursuit sans relâche son but destructeur envers l'Ukraine", a déclaré Mariana Betsa, vice-ministre des Affaires étrangères. Les quartiers résidentiels sur la rive orientale du Dniepr sont aussi affectés par des coupures d'eau, exacerbant la crise humanitaire.
De nombreux journalistes de l'AFP localisés dans ces zones ont confirmé l'absence d'électricité et d'eau courante. Cette attaque survient peu après une offensive sans précédent, qui avait déjà marginalisé le système énergétique de Kiev, une situation alarmante au moment où le pays endure un des hivers les plus rudes de ses dernières années.
Des rapports des autorités ukrainiennes avaient prévu une nouvelle offensive de grande envergure sur les infrastructures énergétiques, qui s'est malheureusement réalisée avec l'attaque nocturne.[1] D'autres régions, incluant Odessa, Rivné et Vinnytsia, ont également subi des frappes ciblées.
Ukrenergo, la compagnie énergétique d'État, a dû imposer des coupures d'électricité d'urgence pour stabiliser le réseau. Dans la région de Rivné, plus de 10.000 foyers ont été plongés dans le noir.[2]
L'attaque a également causé des blessés. À Kiev, une femme a été hospitalisée, tandis qu'un homme de 50 ans a tragiquement perdu la vie dans la région de Boutcha. Des infrastructures, telles qu'une école primaire et des stations-service, ont subi des dommages importants.
Drones et missiles en plein cœur de l'hiver
Ce déferlement de violence a été caractérisé par des frappes de drones de combat à longue portée suivies de missiles balistiques. Les sirènes d'alerte ont résonné dans toute la ville pendant plus de six heures, peu avant que des explosions ne soient entendues, plongeant les habitants dans un état de peur palpable.
Les services d'urgence s'activent pour rétablir l'approvisionnement en chauffage, eau et électricité. Toutefois, il est à noter que près de 80% des bâtiments touchés par la dernière attaque avaient déjà souffert lors de l'attaque précédente.[3] La crise s'étend même à la circulation du métro, déjà perturbée par les frappes incessantes.
Cette stratégie de bombardements de la Russie vise à démoraliser la population ukrainienne. D’après des experts, ces attaques ciblées sur le réseau énergétique sont des tentatives délibérées de la Russie pour affaiblir la résistance et la détermination des Ukrainiens face à l'invasion.
Alors que le président américain incite les dirigeants à envisager un cessez-le-feu, le président ukrainien Volodymyr Zelensky reste méfiant quant aux intentions de Moscou, soulignant que l'ennemi semble résolu à intensifier ses frappes.
[1] Source: Le Monde
[2] Source: France24
[3] Source: AFP







