Ce mercredi 21 janvier, le Parlement européen se prépare à un vote qui pourrait avoir des répercussions considérables sur l'agriculture en Europe. Bien que les eurodéputés ne se prononcent pas directement sur l'accord commercial avec le Mercosur, ils vont décider de soumettre la question à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Cette démarche est essentielle pour évaluer la conformité de l'accord avec les règles européennes.
À Strasbourg, des milliers d'agriculteurs se mobilisent en prévision de ce vote, montrant l'ampleur des craintes liées à cet accord. Les agriculteurs européens s'inquiètent des effets négatifs que pourraient avoir des importations massives de produits sud-américains sur leurs revenus, comme le souligne la FNSEA, qui appelle à des mesures de protection.
L'accord, qui comprend à la fois des dispositions commerciales et politiques, a déjà été ratifié par le Paraguay, mais il nécessite l'aval du Parlement européen pour sa partie commerciale. Ce dernier pourrait bloquer l'accord si la CJUE le juge non conforme aux traités européens.
Des eurodéputés semblent divisés sur cette question. Comme l'a déclaré Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA : "Il y a des eurodéputés qui se questionnent fortement. Cela pourrait se jouer à quelques voix près", soulignant l'importance d'une mobilisation continue pour influencer la décision finale.
Alors que plusieurs pays soutiennent le Mercosur, l'inquiétude grandit parmi les représentants agricoles sur les standards de qualité et d'origine des produits importés. Des voix de l'opposition militent pour que l'Union européenne veille à ne pas compromettre ses propres normes en matière de sécurité alimentaire et de durabilité.
Les prochaines heures pourraient s'avérer déterminantes pour l'avenir de l'agriculture européenne. Les agriculteurs et diverses organisations professionnelles surveillent de près les débats à Strasbourg, espérant que la voix de ceux affectés par cet accord ne sera pas ignorée.







