Le pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, intercepté jeudi en Méditerranée par la Marine française, va être convoyé vers le port de Marseille-Fos.
Le Grinch, un pétrolier de 249 mètres, a été arraisonné jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord. Selon des sources proches du dossier, il devrait atteindre Marseille-Fos, le troisième plus grand port pétrolier d’Europe, samedi 24 janvier 2026 au matin.
Ce navire est « sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon », a précisé le président français Emmanuel Macron sur X, ajoutant que cette opération a été réalisée avec l’aide précieuse de plusieurs alliés, y compris le Royaume-Uni. Le pétrolier avait quitté Mourmansk, un port arctique stratégique en Russie.
Une enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon
En réponse à cette interception, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire concernant l'infraction liée au faux pavillon. Comme stipulé par le droit maritime, l’équipage a subi une restriction de liberté afin d'effectuer la transition entre l’arraisonnement et le transfert aux autorités françaises.
Le parquet est désormais en charge de vérifier les documents et les circonstances entourant le navire, avec l'assistance de la gendarmerie maritime. Le Grinch, répertorié comme navire de la flotte fantôme russe par le Royaume-Uni, opère également sous le nom de « Carl » dans les listes de l’UE et des États-Unis, positionnant ce pétrolier au centre de cette affaire complexe.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a salué cette intervention. « Merci à la France. C’est exactement ce genre de détermination qui est nécessaire pour s'assurer que le pétrole russe ne finance plus la guerre », a-t-il déclaré.
Cette opération marque la deuxième interception réalisée par la Marine française. La première avait eu lieu fin septembre avec un autre pétrolier, le Boracay, également sous sanctions, qui avait été redirigé vers le port de Saint-Nazaire. Environ 598 navires sont soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme, faisant l'objet de sanctions imposées par l'UE.







