Le prestigieux quotidien américain Washington Post traverse une période tumultueuse. Ce samedi 7 février, Will Lewis, le directeur général et éditeur du journal, a annoncé son départ immédiat, peu après la mise en œuvre d'un vaste plan de suppressions d'emplois. En effet, le journal a choqué son personnel en décidant de licencier environ 300 journalistes sur les 800 employés.
Dans un courriel adressé à ses équipes, partagé sur les réseaux sociaux par un membre du personnel, Lewis a déclaré : "Après deux ans de transformation du Washington Post, c'est le bon moment pour moi de me retirer". Ses fonctions seront immédiatement reprises par Jeff D'Onofrio, ancien directeur financier, qui apporte avec lui une solide expérience dans le domaine numérique.
Au fil des années, le Washington Post, connu pour son rôle clé dans le scandale du Watergate et récipiendaire de multiples prix Pulitzer, a dû faire face à une crise grandissante. Durant le mandat de Donald Trump, le quotidien avait réussi à attirer l'attention grâce à sa couverture incisive. Cependant, l'intérêt des lecteurs a considérablement diminué après le départ du président républicain, entraînant une chute de ses résultats financiers. Des sources indiquent que le journal perd de l'argent depuis plusieurs exercices.
Des commentateurs, y compris des experts du secteur, soulignent que ces changements au seins de l'équipe dirigeante pourraient signaler une tentative de revitaliser le journal et d'attirer à nouveau l'intérêt des lecteurs. La question demeure : le Washington Post parviendra-t-il à s'imposer à nouveau comme un acteur incontournable de la presse américaine, face à un paysage médiatique en constante évolution ?







