Dès ce mercredi, les sénateurs s'apprêtent à redémarrer l'examen de la réforme concernant la fin de vie, avec en ligne de mire deux propositions de loi portant sur les soins palliatifs et l'aide à mourir. Cette reprise fait suite à un léger report intervenu au mois de mars.
La commission des Affaires sociales se réunira ce matin pour étudier ces textes en seconde lecture, préfigurant leur présentation dans l’hémicycle les 11, 12 et 13 mai. Le sujet, déjà controversé, a été retardé par la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024 et la chute du gouvernement de François Bayrou.
Ce projet de loi, considéré comme une priorité du quinquennat, peine à trouver sa voie au sein du Parlement. Le gouvernement, quant à lui, espère une entrée en vigueur avant la suspension estivale des travaux parlementaires.
À l’Assemblée nationale, deux lectures ont déjà eu lieu, et une majorité s’est dégagée en faveur de l’instauration d’un nouveau droit à l'aide à mourir. Cependant, au Sénat, dominé par une majorité de droite, les avis sont plus partagés. Les sénateurs relèvent des divergences profondes, certains conservateurs s'opposant fermement à l'idée même d’euthanasie, tandis que d'autres appellent à garantir la précaution dans l'élaboration de cette législation.
Christine Bonfanti-Dossat, une des rapporteurs, a souligné : "Nous défendons une assistance pour ceux qui vont mourir, et non pour ceux qui veulent mourir." La rédaction discutée préfigure une assistance médicale à mourir réservée uniquement aux personnes dont l'état de santé est critique, apportant ainsi une restriction par rapport au texte proposé par l'Assemblée.
Ce débat épineux est suscité par une préoccupation croissante autour de la législation sur la fin de vie, notamment à la lumière des réalités des soins palliatifs en France. Le texte concernant ces soins, par ailleurs, suscite un consensus plus large parmi les parlementaires, avec des attentes d'un vote semblable à celui du Sénat, ce qui pourrait entraîner une adoption définitive.







