Le conseil municipal de La Roche-sur-Yon se réunit ce mercredi soir pour discuter du budget 2026, une première sous la direction de Romain Bossis, récemment élu. Les décisions budgétaires initiales de ce dernier soulèvent déjà des critiques provenant de l'opposition.
La municipalité de gauche, qui a pris ses fonctions en mars, cherche à marquer son empreinte. Les séances du conseil ne se tiennent plus dans la salle nouvellement construite mais dans le hall de l'hôtel de ville, reflétant ainsi un changement de paradigme. Cependant, ce sont les mesures prises concernant le budget 2026 qui suscitent des débats. Romain Bossis a annoncé l'annulation de certains financements et a remis en question le projet du musée Napoléon, en développement depuis des années.
"Pas de coupes, seulement de la prudence" - Romain Bossis
Romain Bossis se défend en affirmant qu'il n'y a pas de coupes radicales : "Nous privilégions la prudence dans nos investissements, visant un niveau d'investissement soutenable entre 12 et 15 millions d'euros annuellement. Les excès des années passées, atteignant plus de 20 millions d'euros, ont plongé notre ville dans l'endettement, d'où la nécessité d'une approche plus rigoureuse, surtout dans le contexte international instable".
"On ne voit pas d'objectif, on ne voit pas de vision" - Malik Abdallah
Malik Abdallah, ancien adjoint devenu opposant, critique cette approche : "En allégeant les investissements, certains projets cruciaux, tels que la rénovation de l'église Saint-Louis, sont repoussés. Le budget proposé n'assure pas une sécurité suffisante, notamment avec aucun nouveau recrutement dans la police et le non-remplacement des postes vacants". Il évoque une baisse de quatre millions d'euros dans les investissements, affectant en particulier les secteurs de la culture, du sport et de l'éducation.
Concernant le projet de musée Napoléon, Romain Bossis appelle à repenser sa conception : "Il est crucial de recentrer le musée sur les richesses que nous avons, notamment nos réserves photographiques et les œuvres du XIXe siècle, plutôt que d'entretenir une vision ancrée dans le passé idéalisé de La Roche-Yon". De son côté, Maximilien Schnel, ancien adjoint à la culture, déplore cette évolution : "Nous avions un projet ambitieux pour revitaliser le centre-ville à travers ce musée. Ce retournement est décevant et manque de visibilité sur les futurs fondements de ce lieu".
Romain Bossis promet une décision claire sur le musée d'ici la fin de l'année, mais le ton des débats est déjà élevé, reflétant des perspectives divisées pour l'avenir de La Roche-sur-Yon.







