L'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve a exprimé, mardi, son « désir » d'être président de la République, défendant les vertus de « la sagesse » et de « la constance » pour convaincre les Français en 2027. « Bien entendu que j’en ai le désir, sinon […] je ne ferais pas tout ce que j’ai fait au cours des dernières semaines », a-t-il déclaré sur France Inter, faisant suite à son départ du Parti socialiste après s’être allié avec La France Insoumise pour les législatives de 2022.
Il a également exprimé sa frustration face à un « paysage politique tellement déraisonnable », déclarant que « pour être président de la République, il faut être animé d’une certaine sagesse ».
« J’ai préparé un projet »
« Ma détermination à être dans le débat est totale et ma volonté d’être candidat est pleine et entière », a insisté Cazeneuve, qui a créé en 2022 son mouvement, La Convention, et lancé une association de financement pour sa campagne. Néanmoins, il reconnaît ne pas être le seul prétendant dans l’espace social-démocrate, avec Raphaël Glucksmann en position favorable dans les sondages et François Hollande en embuscade.
« On verra en fonction de ce qui se passera à gauche », a-t-il ajouté. Cazeneuve a affirmé que chacun devait avoir la possibilité d’exprimer sa vision et de convaincre les Français. « J’ai préparé un projet, que je rendrai public dans quelques semaines, et ce projet fera partie du débat public », a-t-il promis, se positionnant comme un « républicain de gauche ».
Rappelant sa ligne de rupture avec La France Insoumise en 2022, il a souligné qu'il n'avait aucune raison de se retirer maintenant que sa position a été validée par les événements. « J’ai pris des positions claires, je les ai défendues avec constance », a-t-il déclaré, promettant qu'il n’y aura pas à la fin trois candidats. « Les sondages auront leur rôle, mais c’est aussi la dynamique qui pourra se créer autour de ce que chacun exprimera », conclut-il.







