Un rapport fraîchement publié par le Conseil de l’Europe met en lumière une situation alarmante dans les prisons françaises et turques, affichant un taux de 131 détenus pour 100 places. Ce constat, basé sur une étude de l'Université de Lausanne et révélé mardi, souligne des conditions d'incarcération critiques qui perdurent depuis 2025. Dans un contexte où les chiffres fournis par les autorités françaises font état de 139,1 % de suroccupation dès avril 2026, il est urgent d'intervenir.
La France et la Turquie dominent tristement le classement des prisons les plus surpeuplées de l'Union européenne. À la suite de ces révélations, des syndicats comme l’Ufap-Unsa ont appelé à des mobilisations pour dénoncer cette situation jugée indigne. Les conditions de détention sont de plus en plus préoccupantes.
En janvier 2025, le nombre total de détenus dans les pays étudiés dépassait 1,1 million, marquant une hausse de 8,5 % par rapport à l'année précédente. Cette augmentation, qui inclut un léger accroissement de la part de femmes dans les établissements pénitentiaires (de 4,8 % à 5,2 %), soulève des questions quant aux évolutions des pratiques judiciaires en matière d’incarcération et aux alternatives à l’emprisonnement.
Parmi les États membres de l'Europe, d'autres pays tels que la Croatie (123 détenus pour 100 places) et l'Italie (121) subissent également de fortes pressions sur leur système pénitentiaire. Une situation qui nécessite une attention accrue et des réformes significatives pour assurer le respect des droits humains, comme l'a noté le rapport du Conseil de l'Europe.
Les experts pointent du doigt non seulement la saturation des prisons, mais aussi la nécessité d'une politique pénale plus humaine et innovante. Comme l'affirme un spécialiste des droits humains : "Il est essentiel de réévaluer notre approche de l'incarcération pour éviter de telles crises à l'avenir". De plus, les données indiquent qu'un changement dans les types d'infractions et une réflexion sur le recours aux mesures alternatives pourraient contribuer à désengorger ces établissements, soulignent-ils.







