Le sujet du droit du sol a suscité un échange animé entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon sur la plateforme sociale X. Tandis que le président du Rassemblement national réclame l'abrogation de ce dispositif, le leader de La France insoumise insiste sur son maintien.
« Nous souhaitons supprimer le droit du sol, qui ne trouve aucune justification face aux enjeux migratoires actuels », a déclaré Jordan Bardella ce dimanche sur X. Pour lui, cette mesure figurera parmi les « principales » propositions d'un éventuel référendum pour que le « peuple français » [puisse] « reprendre le contrôle de sa politique migratoire ».
Cette annonce a immédiatement provoqué la réaction de Jean-Luc Mélenchon : « Je suis déçu que vous ne saisissiez pas la problématique. Cela n’a rien à voir avec la migration, mais plutôt avec la nāissance. » Loin de s'arrêter là, il a ajouté : « Voulez-vous vraiment empêcher les gens de naître ? »
Le député insoumis, qui défend cette position depuis plusieurs années, avait déjà indiqué dans une interview à 20 Minutes qu'il souhaitait inscrire le droit du sol dans la Constitution, le considérant essentiel à l’identité républicaine française : « Je milite pour l’unité du peuple français, et je n’ai aucun problème avec l’idée que des étrangers obtiennent la nationalité française. »
Une stratégie électorale ?
Selon l’article 21-7 du Code civil, « Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité sous certaines conditions ». Le Rassemblement national vise justement à supprimer cette disposition, alors que Mélenchon demande son intégration constitutionnelle.
Cette position pose question et certains observateurs, notamment à droite, y voient une manœuvre électorale. « Si le droit du sol était abrogé, Jean-Luc Mélenchon pourrait perdre une partie de son électorat. » C'est ce qu'a déclaré l'eurodéputée Marion Maréchal sur CNews ce lundi matin.
La polémique se renforce encore. « Le seul projet raciste, c’est Jean-Luc Mélenchon », a affirmé la dirigeante du parti Identité-Libertés, l'accusant d'avoir fait du « vote communautaire ethno-religieux » sa stratégie principale.







