Réunis sous la direction de Marine Tondelier, les écologistes ont présenté ce lundi leur projet ambitieux pour la présidentielle de 2027. L'objectif ? Renouveler les institutions en créant une "Première République écologique et citoyenne" axée sur une prospérité durable.
Ce concept de nouvelle République fait écho à la VIe République défendue par La France Insoumise, mais va plus loin en proposant de mettre un terme au "présidentialisme". Les écologistes entendent renforcer l'indépendance judiciaire et intégrer des éléments cruciaux à la Constitution pour un meilleur cadre de vie collectif.
Cette initiative se veut également une défense de l'état de droit, que le parti considère attaqué par diverses forces, y compris des médias d'extrême droite. "Nous devons promouvoir notre capacité à vivre ensemble comme une communauté", affirment les représentants du mouvement.
Déçue par le récent vote des militants du Parti Socialiste sur la désignation de leurs candidats, qui a enterré l'idée d'une primaire unitaire, Marine Tondelier prévoit de convoquer le conseil fédéral pour redéfinir la stratégie de son parti. En juillet, elle avait reçu un soutien de principe pour une candidature autonome à la présidentielle.
Une autre priorité dans leur programme est la sortie du capitalisme traditionnel. Les écologistes veulent promouvoir "une prospérité écologique", qui harmoniserait les intérêts de la nature avec ceux des populations vivant et travaillant en son sein.
"Nous devons différencier les comportements des plus riches de ceux des classes moyennes et populaires, dont la qualité de vie doit être préservée. Cela nécessitera une transformation en profondeur des infrastructures physiques et fiscales", expliquent-ils, évoquant une "fiscalité verte et juste" avec des propositions telles que l'ISF climatique et une TVA écologique.
Le parti réitère aussi son engagement en faveur d'une Europe fédéraliste, suggérant la création d'un haut conseil militaire intégré au Conseil européen.
Le projet de ce lundi est le résultat de dix mois de travail, ayant rassemblé "50 000 propositions individuelles" et des consultations avec des think tanks, syndicats, chercheurs et autres groupes d'experts, selon les déclarations du mouvement.







