Emmanuel Macron a convoqué lundi à Paris un important sommet regroupant la coalition des alliés de l'Ukraine, avec la présence remarquée de Volodymyr Zelensky. Cette rencontre témoigne d'un "réveil stratégique" en Europe face aux menaces actuelles, notamment celles émanant de la Russie et des positions fluctuantes des États-Unis, sous l'ère de Donald Trump.
À l'issue de cette réunion réunissant 37 chefs d'États et de gouvernements, un message fort sera diffusé lors du défilé militaire annuel sur les Champs-Élysées, célébrant la fête nationale. Environ 500 soldats issus des États membres de la coalition participeront à cette parade, un événement emblématique pour une démocratie occidentale.
Pour sa dernière apparition en tant que président, Emmanuel Macron prononcera lundi matin le discours traditionnel aux armées, axé sur le "réarmement" en cours de la France, qui prévoit un doublement du budget de la défense sur dix ans. Cette démarche s'inscrit dans un contexte de tension accrue, comme le souligne Libération.
Le sommet, prévu dans l'après-midi à l'Hôtel national des Invalides, vise à "renforcer le soutien à l'Ukraine et à intensifier la pression sur Moscou", a affirmé la présidence française. Un dîner à l'Élysée suivra, ajoutant un aspect diplomatique à cette journée importante.
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a précisé dans une interview accordée à Ouest-France que la réunion a trois objectifs majeurs : renforcer l'appui à l'Ukraine en matière de défense antiaérienne, intensifier les sanctions européennes contre la Russie et préparer les garanties de sécurité nécessaires pour éviter de futures agressions.
À l'Elysée, on espère que cette rencontre marquera un moment de renforcement des liens transatlantiques et soutiendra les avancées sur le terrain pour l'Ukraine.
Auparavant, lors du sommet du G7 à Évian et de l'Otan à Ankara, Donald Trump avait montré une volonté accrue de soutenir l'Ukraine, s'éloignant des stratégies de son prédécesseur. En outre, l'Ukraine a intensifié ses attaques, ciblant avec succès des infrastructures pétrolières en Russie, ce qui crée des pénuries de carburant, tout en poursuivant une contre-offensive en Crimée.
Sur le front du Donbass, l'armée russe semble en difficulté, enregistrant des pertes considérables qui s'évaluent à environ 1 000 soldats par jour, bien que le commandant de l'armée ukrainienne, Oleksandr Syrsky, avertisse que le tournant décisif dans cette guerre n'est pas encore atteint.
Les discussions de la coalition se concentreront également sur le renforcement de la coopération en matière de défense antiaérienne et de production d'armements en Ukraine. La force multinationale prévue pour être déployée sur le terrain une fois le conflit terminé entamera ses exercices près de Paris, renforçant ainsi sa préparation et sa crédibilité, tout en rassurant les nations membres quant à leur engagement conjoint.
Ces exercices débuteront en dehors de l'Ukraine jusqu'à ce que les conditions de déploiement soient remplies, a indiqué l'Elysée. De son côté, Volodymyr Zelensky, qui assistera au défilé militaire aux côtés de dirigeants européens comme Friedrich Merz et Pedro Sanchez, a annoncé dimanche un remaniement gouvernemental, croyant que des changements internes sont cruciaux pour répondre à la crise actuelle.
Malgré l'espoir d'une résolution, la Russie poursuit ses attaques aériennes, ayant causé de nouveaux décès en Ukraine, notamment quatre victimes dans la nuit de samedi à dimanche, un triste rappel de la situation préoccupante.







