Sans surprise, les motions de censure déposées par la gauche et l'extrême droite n'ont pas réussi à déstabiliser le gouvernement, qui a adopté le volet recettes du projet de loi de finances le 23 janvier 2026. Les députés de La France insoumise, des communistes et des écologistes ont vu leur motion échouer avec 269 voix.
Du côté du Rassemblement national et de l'Union des droites, leur proposition n'a obtenu que 142 voix. Pour qu'une motion de censure soit adoptée, la majorité absolue est nécessaire : 288 députés. Le manque de soutien, notamment de la part des députés socialistes et des Républicains, a été déterminant dans cet échec.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a engagé la responsabilité de son gouvernement et continuera ce processus sur la partie dépenses du budget lors d'une séance ultérieure. « Tout dans ce budget est une escroquerie », a déclaré Eric Coquerel, président de la commission des finances (LFI), critiquant le bilan économique de l'administration actuelle. Selon lui, « depuis 2017, l'investissement recule et les conditions de vie se détériorent ».
Marine Le Pen, à la tête du groupe du RN, a également exprimé son désaccord avec le budget présenté, le qualifiant de trahison vis-à-vis du pays. « Le gouvernement a échoué politiquement à trouver une majorité pour porter un projet d'intérêt pour la France », a-t-elle affirmé.
M. Lecornu dénonce « l'obstruction » de certains groupes parlementaires
Répondant aux critiques, Sébastien Lecornu a souligné que le gouvernement avait choisi d'adopter une approche transparente lors des débats parlementaires. Il a regretté que « le débat se soit figé » à la perspective d'un recours au 49.3, option qui n'avait pas été envisagée lors de l'adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale à l'automne.
Insistant sur le fait que le texte approuvé n'était pas celui initialement proposé, il a déclaré : « C'est un budget issu du compromis, modifié en tenant compte des discussions dans cet hémicycle ». Lecornu a précisé : « La gauche dira que c’est un budget de droite, la droite que c’est un budget de gauche, mais au final, peu de gens désirent s'y associer ».







