Diffusé le 22 janvier dernier, le dernier numéro de l'émission « Complément d’enquête » sur France 2 a provoqué une véritable tempête médiatique. Présent dans le teaser, l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, a été évincé de la diffusion, ce qui a alimenté des suspicions de censure.
Alors qu'il était bel et bien annoncé dans la bande annonce de l’émission, Driencourt a disparu de l’antenne sans explication, une situation qui a été interprétée par certains comme une volonté délibérée de ne pas laisser entendre son témoignage. L'absence de cet expert des relations franco-algériennes a suscité des interrogations, surtout dans le cadre des tensions diplomatiques actuelles.
Selon des informations relayées par Algérie Patriotique, France Télévisions aurait justifié cette exclusion par un prétendu « manque de créneau horaire ». Le média a précisé que la chaîne aurait opté pour l’interview de l’actuel ambassadeur, Stéphane Romatet, jugée moins tumultueuse et plus en phase avec un objectif d'apaisement entre Paris et Alger. Ce choix a été critiqué, certains considérant qu’il s’agissait davantage d’un mouvement tactique que d’une simple question de programmation.
La polémique a empiré avec des critiques émises par l’Agence de presse officielle algérienne (APS), qui a dénoncé la ligne éditoriale de l’émission comme étant « biaisée ». Dans un communiqué, l'APS a évoqué des « récits tendancieux » et des « révélations infondées » concernant l’Algérie, ainsi que des choix d'intervenants jugés peu représentatifs et légitimes.
Cette situation jette une lumière inquiétante sur le paysage médiatique français et soulève des questions sur la liberté d'expression et la manière dont les informations sont traitées, surtout dans des contextes aussi délicats que les relations entre deux nations.







