Lors d'une interview diffusée le jeudi 22 janvier sur Fox News, Donald Trump a vivement critiqué l'implication des pays membres de l'Otan dans le conflit afghan. Ces remarques ont provoqué une onde d'indignation parmi les dirigeants européens.
Trump a affirmé que les alliés de l'Otan avaient été "un peu loin des lignes de front" en Afghanistan, une déclaration qui a été extrêmement mal reçue dans la sphère politique européenne. Il a ajouté que les États-Unis, selon lui, n'avaient "jamais eu besoin d'eux" pour mener leur opération militaire.
Les commentaires de Trump interviennent dans un contexte où les pays européens, en partie sous pression de l'administration Trump, s'efforcent de renforcer leurs capacités militaires et leur engagement en matière de sécurité. Selon une analyse de France 24, cette position risque d'entraîner des tensions croissantes au sein de l'alliance, alors que l'Organisation du traité de l'Atlantique nord elle-même est déjà confrontée à des défis de cohésion.
Les experts en relations internationales, comme le professeur Jean-Claude Ducourneau, estiment que de tels propos peuvent perturber le fragile équilibre des alliances : "Les États-Unis continuent de jouer un rôle crucial dans l'Otan, mais il est essentiel que tous les membres, y compris les Européens, soient respectés pour leurs contributions. L'insinuation d'un manque d'engagement de leur part est non seulement inexacte, mais également contre-productive."
Cette situation souligne la complexité des relations transatlantiques et la nécessité d'un dialogue ouvert, surtout lorsque des déclarations de cette nature sont proférées au plus haut niveau.







