Lors des récents élections législatives, la Hongrie a pris une tournure inattendue avec la défaite du Premier ministre Viktor Orbán, connu pour ses liens avec des figures comme Donald Trump et Vladimir Poutine. C'est le conservateur pro-européen Péter Magyar qui a émergé victorieux, créant un buzz au sein des institutions européennes.
Après l'annonce des résultats, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a exprimé son bonheur, affirmant, "La Hongrie a choisi l'Europe". Ce sentiment de soulagement a été partagé par des leaders européens tels qu'Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, qui ont tous félicité Magyar pour sa victoire.
La présidente de la Commission a parlé directement avec le futur Premier ministre, assurant une collaboration étroite à venir. Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, et António Costa, président du Conseil de l’Union européenne, ont également salué le verdict démocratique des Hongrois, témoignant d'un désir d'intégration renforcée au sein de l'UE.
Malgré un silence imposé durant la campagne électorale, les dirigeants européens avaient exprimé leur frustration face aux actions de Viktor Orbán, notamment son opposition à un prêt de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine, malgré son approbation antérieure.
Dérives politiques et soutien inattendu
Les tensions se sont intensifiées lorsque JD Vance, vice-président américain, a apporté son soutien à Orbán en critiquant les "bureaucrates de Bruxelles". Selon le ministre belge de la Défense, Theo Francken, le soutien de Vance pourrait être perçu comme un "baiser de la mort" pour le héros du populisme hongrois.
Valérie Hayer, eurodéputée centriste, s'est réjouie du fait que les ingérences extérieures n'ont pas influencé les résultats, ajoutant que la Hongrie est prête à tourner la page d'Orbán. Le vice-président de la Commission, Stéphane Séjourné, a souligné que le peuple hongrois a démontré sa capacité à choisir sa destinée face aux manipulations extérieures.
Manfred Weber, président du groupe PPE, a déclaré que Magyar a montré la voie pour battre l'extrême droite, en concentrant son attention sur les préoccupations essentielles des citoyens, telles que la santé, l'éducation, et les salaires. De son côté, Iratxe Garcia, cheffe du groupe S&D, a fait écho à cette vision d’un avenir positif, signalant un choix en faveur des valeurs démocratiques et de l'Europe.
Toutefois, certaines voix comme celle de l'eurodéputée Manon Aubry ont mis en garde contre une éventuelle continuité des politiques d'Orbán, notant que Magyar, ancien ministre, pourrait partager certaines positions controversées sur les questions d'immigration et de droits LGBT.
La Hongrie semble donc à un tournant décisif, mais nombreux sont ceux qui resteront vigilants face à l'évolution de la politique interne sous la direction de Péter Magyar.







