Quarante ans après le tragique enlèvement et meurtre du petit Grégory, la grand-tante Jacqueline Jacob fait de nouveau parler d'elle. Mise en examen pour « association de malfaiteurs » en lien avec cette affaire emblématique, elle a déposé deux requêtes en annulation, affirmant que l'action publique est désormais prescrite.
Soupçonnée d'être le mystérieux « corbeau » qui a si longtemps tourmenté la famille de Grégory Villemin, Jacqueline Jacob, qui a maintenant 81 ans, a été mise en examen en octobre. Ses avocats, Stéphane Giuranna et Alexandre Bouthier, affirment que ces nouvelles requêtes visent à démontrer l'absence de fondement de cette mise en examen. « La prescription de l’action publique devrait annuler cette procédure », indiquent les avocats, précisant qu’une audience sera convoquée prochainement.
Cinq corbeaux pointés du doigt
Le petit Grégory, retrouvé noyé dans la Vologne à l'âge de quatre ans, est au cœur d'un mystère judiciaire qui fascine encore la France. Jacqueline Jacob, épouse d'un frère de la grand-mère de la victime, est suspectée d'être l'un des cinq « corbeaux » qui ont harcelé la famille de l'enfant. Les juges enquêteurs l’accusent également d’avoir revendiqué le meurtre, ce qu'elle conteste fermement.
Me Stéphane Giuranna a d'ailleurs déclaré que cette mise en examen « ne pèse pas bien lourd » et qu’elle « ne vaut pas tripette », annonçant une possible opposition. Quant à Me Alexandre Bouthier, il a critiqué la persistance de la justice à commettre des erreurs, rappelant que la mise en examen précédente de sa cliente en 2017 avait été annulée pour vice de forme après quatre jours d’incarcération.
Ce nouvel épisode souligne les complexités de ce dossier toujours non résolu et la quête continue de justice pour le petit Grégory. Alors que le parquet général de Dijon n’a pas encore réagi, le climat judiciaire reste tendu alors que l'expertise ADN continue d’apporter son lot de révélations.







