Mais où est donc passée la pluie ? C'est la préoccupation majeure des jardiniers arpentant le parc Sainte-Marie à Nancy, lors de l'événement 'Nature en fête', qui s'est tenu le week-end du 1er mai 2026.
Des fissures inquiétantes dans les jardins
Devant les stands, l'enthousiasme est palpable. Les visiteurs cherchent les plus belles plantes, tout en se demandant si elles pourront survivre aux conditions actuelles. 'Il y a déjà de grosses crevasses dans mon jardin', confie Evelyne, une jardinière préoccupée.
Il faut dire que le mois d'avril dernier a été particulièrement sec en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges. Selon Météo France, le déficit de précipitations y atteint un impressionnant 70%.
À la recherche de plantes plus robustes
Face à cette réalité, les jardiniers se tournent vers des variétés capables de résister à la chaleur et à la sécheresse. 'Quel arrosage ? Quelle exposition ? Ces questions deviennent de plus en plus fréquentes', constate Emeline Charpentier, horticulturiste près de Lunéville.
Sébastien Bérard, pépiniériste à Rosières-aux-Salines, explore depuis plusieurs années la possibilité d'obtenir des plants plus adaptés aux nouvelles conditions climatiques. 'Le type de végétation robuste et adaptée que les consommateurs désirent ne se développe pas suffisamment chez les producteurs', déplore-t-il.
Pour une projection alarmante, Météo France prévoit qu'entre aujourd'hui et 2050, le nombre de jours de sécheresse pourrait augmenter de 100 à 120 chaque année. Une tendance qui pousse les jardiniers à s'adapter face à un avenir climatique incertain.







