« On attend assez sereinement » : Frédéric Berna, avocat de Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory, s'est montré confiant après l’audience de la Cour d'appel de Dijon. Le verdict concernant la mise en examen de son client sera dévoilé le 15 juillet.
Si la cour décide d'annuler ces poursuites, ce sera un nouveau coup dur pour ce dossier vieux de plus de 41 ans, qui a déjà vu de nombreuses invalidations.
Le procureur général lui-même a exprimé des réserves sur les faits, les considérant comme potentiellement prescrits. En effet, Jacqueline Jacob, 81 ans, est accusée d'être l'une des « corbeaux » ayant harcelé la famille Villemin. Son implication dans l'envoi d'une lettre anonyme, revendiquant le meurtre de Grégory, est au cœur des accusations.
Dans cette lettre, un message troublant s'adressait aux parents de l'enfant : « Voilà ma vengeance. Pauvre con ». Depuis le début de l'enquête, le conflit entre les familles Villemin et Jacob est palpable, même si ces dernières ont toujours nié tout antagonisme.
Mme Jacob avait déjà été mise en examen pour « enlèvement et séquestration suivie de mort » en 2017, mais ces charges avaient été annulées un an plus tard, sur la base d'un vice de forme.
Des experts, cités par des médias comme Le Parisien, ont cependant souligné que de nouveaux éléments, notamment des analyses d'écritures, pourraient incriminer davantage Jacqueline Jacob. En effet, un rapport d'expertise a attribué quatre lettres, dont celle du 16 octobre 1984, à l'octogénaire, que ce soit pour des menaces ou autre.
Cependant, son avocat rappelle que plus d'une vingtaine de corbeaux ont été identifiés tout au long des enquêtes, ce qui complique encore la situation. Si l'annulation est positive pour Mme Jacob, ce serait la cinquième fois que des poursuites sont annulées, rappelant le fiasco des investigations passées.
Pour l’instant, la défense met l’accent sur des arguments liés à des questions de forme, laissant entendre qu’elle estime la probabilité d'une implication sérieuse. Un avocat représentant les parents de Grégory, François Saint-Pierre, nuance cette position en indiquant que le refus d'attaquer le fond peut être perçu comme une admission des indices accablants pesant sur leur cliente.
À l'issue de l'audience, tout porte à croire que les investigations se poursuivront tant qu'il restera des traces d'ADN non identifiées. Philippe Astruc, procureur général, n'exclut pas des surprises à venir en lien avec cette affaire emblématique, qui continue de provoquer l'intérêt du public et des médias.







