La mémoire de Marc Bloch, héros de la résistance et historien de renom, ne sera pas célébrée seule. Ce mardi, sa femme, Simonne Vidal, aura également une place sous la célèbre coupole du Panthéon parisien, comme l'ont confirmé ses proches. Bien que son cercueil l'accompagne, elle ne sera pas officiellement « panthéonisée ».
À 21 heures en ce mardi, les cercueils emprunteront la rue Soufflot, bien que ceux-ci ne contiendront pas les dépouilles. La famille a expressément souhaité que le corps de l’historien repose dans son village de la Creuse. Le cercueil de Simonne, quant à lui, n’a jamais été retrouvé, ayant disparu après sa mort à Lyon en juillet 1944, sous une fausse identité.
Une infirmière au courage remarquable
Simonne Vidal, moins connue que son époux, a pourtant joué un rôle inestimable. Infirmière volontaire durant la Première Guerre mondiale et à nouveau en 1940, elle a été décorée de la médaille de la Reconnaissance française pour son dévouement. Mère de six enfants, elle a également été un soutien indispensable à Marc Bloch dans ses travaux académiques, rappelle le Ministère de la Culture.
En mars 1944, Marc Bloch fut capturé par la Gestapo et subit une torture insupportable avant d’être exécuté. Cherchant à le retrouver, Simonne perdit la vie quelques semaines plus tard. Selon le site du Panthéon, leur histoire témoigne d’un amour indéfectible au milieu du désespoir.
Pour cette cérémonie, les cercueils contiendront plusieurs objets symboliques : médailles, fougères représentant leur maison familiale à Creuse, le testament spirituel de Marc Bloch, ainsi que des lettres et photos de Simonne à ses enfants, selon les précisions de Suzette Bloch, leur petite-fille.







