20 Minutes avec AFP
Ce vendredi, Lakhdar Matoug a été condamné à 27 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris, reconnu coupable du meurtre de sa femme, Assia. Après l’avoir strangulée, il a découpé son corps et dissimulé les morceaux dans le parc des Buttes-Chaumont, illustrant l’horreur d’un féminicide tragique.
Les plaidoiries des avocats de la défense, qui soutenaient un manque d’intentionnalité dans l’acte, n’ont pas convaincu le jury. Dominique Beyreuther a insisté sur la notion d’asphyxie mécanique, tandis que Gérard Tcholakian a plaidé pour que le doute profite à l’accusé. Cependant, cela n’a pas suffi.
Des actes difficiles à comprendre
La question du mobile reste floue. Selon Matoug, une dispute aurait dégénéré, mais les experts légistes ont révélé que l’étouffement a duré plusieurs minutes, contrairement à ce qu’il a prétendu. Ce couple algérien, parents de trois enfants, a vu leur vie quotidienne altérée par des dettes et une relation en déclin.
Surnommé « Le zen »
Cependant, ce qui surprend le plus, c'est le contraste entre son image de mari attentionné, surnommé « le zen », et la brutalité de son acte. Comment cet homme, perçu comme calme et posé, a-t-il pu se comporter de la sorte ? Le lendemain de l’assassinat, il a placé le corps inanimé de son épouse sur le canapé et a dit aux enfants de ne pas réveiller leur mère, prétextant qu’elle était malade.
Il a ensuite découpé le corps à la meuleuse, une tâche horrible qu’il a entreprise avec une certaine méthode, éparpillant les morceaux dans les espaces verts parisiens avant de jeter des restes à Bobigny.
Avis des experts
Des spécialistes en criminologie questionnent les motivations derrière des actes si extrêmes. La violence conjugale est souvent le résultat d’un mélange complexe de problèmes psychologiques, environnementaux et sociaux. Dans ce cas, l’avocate générale a souligné l’achat de la meuleuse, faisant référence à une préparation calculée. Les messages de Matoug, tels que « Assia, t’es où ? », témoignent des contradictions intrinsèques de son comportement post-crime.







