À l’automne dernier, une série de vols audacieux a secoué la Seine-et-Marne, avec l’utilisation de voitures volées comme bélier pour s'attaquer aux garages des victimes. Les deux jeunes hommes, Dylan et Maxime (prénoms modifiés), âgés de 18 et 19 ans, ont récemment été condamnés à deux ans de prison, dont un an avec sursis, par le tribunal de Meaux.
En seulement un mois, ils ont orchestré une vingtaine de vols de véhicules, sévi dans de nombreuses communes telles que Rebais, Varreddes et Saâcy-sur-Marne. Leur méthode était systématique : un complice, au volant d’une Peugeot 206, les amenait sur les lieux d’un premier vol, souvent ciblant des Alfa Romeo, connues pour leurs vulnérabilités en matière de sécurité.
Une fois sur les lieux, ils s’introduisaient chez des particuliers dont les adresses avaient été scrupuleusement repérées à l'avance. En pleine nuit, ils forçaient les portes de garage avec la voiture volée, dans l’espoir de s’emparer de quads, motos ou autres véhicules de valeur. Une des victimes conservait même une précieuse voiture de collection, en plus de plusieurs motos, dont un modèle sportif de Suzuki, réputé pour sa puissance.
Bien que les jeunes aient causé des dommages considérables, ils n’ont pas réussi à s’emparer des véhicules dans tous les cas. Après chaque méfait, la voiture utilisée pour les vols était brûlée. Maître Marino, avocat d'une des victimes, souligne que le dossier fait état de 22 victimes pour autant de crimes.
Cinq opérations entre octobre et novembre 2025
Ces actions criminelles ont eu lieu lors de cinq affaires distinctes entre octobre et novembre 2025. Dylan a admis avoir commis deux vols de quads, alors que Maxime conteste tous les faits. Cependant, les éléments à charge contre eux sont nombreux : durant plusieurs des nuits de vol, leurs téléphones portables se trouvaient à proximité des lieux d’infraction, tandis qu’ils étaient éteints à des moments clés, coïncidant avec les délits.
Les gendarmes les avaient d'ailleurs interpellés peu avant l'un des vols, où ils se justifiaient en affirmant être en soirée. Cette explication a rapidement été jugée peu convaincante par les enquêteurs. Les analyses de leurs conversations, mentionnant même les prix de revente de motos volées, ont fortement pesé contre eux.
A l’audience, la défense a plaidé pour des peines aménageables, insistant sur le fait qu’il s’agissait de jeunes en difficulté, pas de délinquants aguerris. L'un de leurs employeurs, également victime, a témoigné en faveur de Dylan, le qualifiant de travailleur sérieux, bien qu’une caisse de champagne ait disparu sur son chantier.
Le tribunal a cependant considéré les faits comme suffisamment graves, condamnant Dylan et Maxime à deux ans de prison et les obligeant à indemniser les victimes, tout en leur interdisant de contacter leurs coauteurs. Les répercussions de ces actes risquent d’être lourdes pour leur avenir, tant au niveau judiciaire qu’au niveau personnel, alors même que la ville de Meaux continue de lutter contre la criminalité, comme l'indique une étude récente de Le Parisien.







