À Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, l’émotion est palpable depuis le suicide tragique de Camélia, âgée de 17 ans. La jeune fille a mis fin à ses jours en sejetant sur les voies d'une gare, laissant derrière elle une famille dévastée et une communauté en choc.
Camélia se disait victime de harcèlement, une douleur qu'elle a partagée avec sa mère à travers des messages poignants juste avant sa mort. Le 12 janvier, après une rencontre avec le proviseur de son lycée, elle écrit : "Il était en colère." Cette phrase, bien que simple, révèle la détresse de la jeune fille face à l'absence de soutien.
Le lendemain, elle confie à sa mère : "Ils ont dit que c'est moi la fautive et que j'aurais une sanction disciplinaire. Je t'aime de tout mon cœur. Il a dit que je me victimise." Ces quelques mots, remplis d'amour mais aussi de désespoir, éclairent les circonstances tragiques qui l’entouraient. À peine une heure après cet échange, elle met fin à ses jours.
La famille engagée dans un combat pour la vérité
La famille de Camélia a décidé de porter plainte non seulement contre le proviseur, mais aussi contre les élèves qu'elle accusait de la harceler. Ils estiment que les mesures de protection n'ont pas été suffisantes pour empêcher ce drame. "Le proviseur a minimisé la situation, ce qui a considérablement aggravé le problème", a déclaré un proche de la famille.
En effet, quelques jours avant sa mort, Camélia avait partagé ses craintes avec une amie, Maïssa, en lui racontant une conversation avec le proviseur. Elle indiquait qu'il lui avait demandé de prendre la responsabilité de ses actions et avait exprimé son impatience face à la situation, affirmant que cela le "saoulait".
Le rectorat, de son côté, a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative pour élucider les circonstances de cette tragédie. "Nous examinerons avec la plus grande rigueur le déroulement des événements et les réponses apportées par l'institution", a affirmé un représentant.
Ce drame met en lumière la nécessité de dialogues ouverts et d’interventions plus rapides dans les cas de harcèlement. Des spécialistes de la santé mentale incitent les adultes à être plus attentifs aux signes de détresse chez les adolescents. "Il est crucial que les victimes se sentent écoutées et protégées", a souligné un psychologue interrogé. Cela pourrait faire la différence entre la vie et la mort.
La communauté reste en émoi et beaucoup se rassemblent pour rendre hommage à Camélia, prenant conscience des enjeux cruciaux du harcèlement scolaire. Ce cas tragique est un appel à l'action, incitant les écoles à adopter des mesures plus strictes et efficaces pour protéger les élèves vulnérables.







