Lors d'une réunion du Comité social d'administration (CSA), le ministère de l'Éducation nationale a dévoilé son plan pour la rentrée scolaire de 2026. Le choc a été brutal pour les syndicats : environ 4 000 postes d'enseignants seront supprimés dans les établissements scolaires, tant au niveau primaire que secondaire.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. La secrétaire générale de la FSU, Caroline Chêve, a qualifié l'annonce de « sanglante » et a évoqué « une douche froide » pour l'ensemble du personnel éducatif. La présentation des chiffres a confirmé les craintes préexistantes des syndicats : 2 200 postes seront retirés dans le primaire, et 1 800 dans le secondaire. Ce détail a été rapporté par l'agence France-Presse, qui a eu accès à des documents internes.
Lors de cette réunion, le ministère a précisé que ces chiffres étaient « prévisionnels, basés sur l'actuel projet de loi de finances en discussion ». L'Assemblée nationale devrait adopter le projet de loi, qui sera ensuite transmis au Sénat. Bien que les éléments annoncés n'aient pas été mis à la disposition du public, les représentants syndicaux ont pu consulter les détails nécessaires à une meilleure évaluation de la situation. Ils avaient déjà exprimé leurs préoccupations quant aux répercussions de cette politique budgétaire sur les conditions d'enseignement.
Les conséquences sur le terrain
Les pertes d'emplois se répartissent de manière inégale entre les différentes académies. Par exemple, l'académie de Lille se verrait affectée par la perte de 265 postes dans le premier degré et 190 dans le second degré. D'autres académies, comme Versailles et Nancy-Metz, sont également touchées. « Cette répartition va créer des inégalités inacceptables », a déclaré Aurélie Gagnier, secrétaire générale de la FSU-Snuipp, le premier syndicat du primaire.
Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, a également exprimé son désarroi face à cette situation, notant que « les enseignants s'attendaient déjà à un climat difficile ». Les implications de cette austérité budgétaire sont claires : la qualité de l'éducation pourrait en pâtir gravement. « On sait déjà que cette rentrée ne se prépare pas sous de bons auspices », a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité d'un financement adéquat pour préserver la qualité de l'enseignement.
Les experts s'inquiètent également des conséquences à long terme sur les élèves et leur éducation. Des études précédentes ont montré que la réduction des effectifs dans les classes entraîne souvent une baisse de la qualité pédagogique. La CGT Educ’action a insisté sur le fait que ces suppressions font partie d'une politique plus large d'austérité, « une sinistre planification comptable » qui met en péril l'avenir éducatif de nombreux enfants en France.







