"Libérer du temps médecin" et garantir une "meilleure qualité de prise en charge des patients" : telles sont les ambitions de la réforme dévoilée ce jeudi par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, lors d'une interview sur ICI Champagne-Ardenne.
5.500 places de formation supplémentaires sur Parcoursup
Traditionnellement, les régions s'occupent du financement des formations sanitaires et sociales. Dorénavant, l’État co-financera ces programmes avec l'ouverture de 5.500 places dès 2026, parmi lesquelles 771 places pour la région Grand Est, comme l'a précisé la ministre sur ICI Champagne-Ardenne. Cette initiative, soutenue par un budget d'État de 215 millions d’euros, sera accessible via la plateforme Parcoursup dès le mois de mai prochain.
Stéphanie Rist observe également qu’un "nombre conséquent d'étudiants abandonne leur cursus", ajoutant qu'une "réforme et modernisation de la formation" est indispensable. Le but serait d'élever ce diplôme au niveau licence, devenant ainsi le premier cursus sanitaire et social sous statut universitaire.
Un accès direct des patients aux infirmières
Lors d’une visite à la Maison de Santé Pluriprofessionnelle à Taissy, la ministre a annoncé que les patients pourront désormais accéder directement à des infirmiers, "capables de prescrire les soins nécessaires, sans passer par un médecin". Cette mesure s'inscrit dans la continuité de la loi promulguée en juin dernier, qui visait à "redéfinir les missions des infirmières". Un décret récent, publié au Journal officiel fin décembre, permet aux infirmiers d'initier certains actes sans ordonnance médicale.
Un rôle de prévention plus important
"C'est reconnaître leurs compétences", souligne Stéphanie Rist. "Sans infirmières, il n’est pas possible de soigner correctement les citoyens. Il était temps que leur rôle soit reconnu." Dans ce cadre, les infirmières verront leur rôle élargi en matière de prévention, notamment "dans la lutte contre le tabagisme" et la détection des cancers. "Elles pourront distribuer des kits de dépistage du cancer colorectal à partir de mars, en lien avec le mois de la prévention", a-t-elle ajouté lors de son annonce.







