Commerçants de longue date dans le quartier Eblé, Yvon Poulet, boucher, Nathalie Baranger, coiffeuse, Isabelle Giffard, pharmacienne, et Manuel Prévost, garagiste, peinent chaque jour à trouver une place pour se garer avant d'ouvrir leur boutique.
Yvon Poulet, 56 ans, installé à Angers depuis 14 ans, mais résident à Brissac, exprime sa frustration, surtout avec l'approche des élections municipales. Sa situation s'est aggravée depuis l'extension de la zone de stationnement payante pour lutter contre les voitures ventouses autour de la gare.
Ces commerçants expriment leur colère face à un système qu'ils jugent inéquitable. "Si on ne veut plus de commerces dans le centre-ville, il faut nous le dire", déclare Yvon, mettant en lumière les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Selon une enquête méthodologique de l'INSEE, la croissance du nombre de PV dans cette zone a augmenté de 30% en quatre ans, ce qui accentue le ras-le-bol des acteurs locaux.
Isabelle Giffard ajoute : "Les clients viennent moins, et quand on ne peut pas se garer, c'est encore pire pour notre chiffre d'affaires." Au-delà des PV, ils revendiquent la nécessité d'un dialogue avec les autorités locales pour trouver une solution durable et acceptable. Une position soutenue par plusieurs experts de la ville qui soulignent l'importance des commerces pour l'animation du centre-ville.
Avec les élections municipales à l'horizon, ces commerçants espèrent que leur voix sera entendue et qu'un compromis sera trouvé afin de préserver l'activité commerciale et garantir un stationnement juste et accessible.







