En 2025, le commerce en ligne en France a atteint un chiffre d'affaires proche des 200 milliards d'euros, marquant une hausse de 7%. Ce phénomène est attribué à une fréquence d'achat record qui vient compenser la baisse de la dépense moyenne par transaction, selon le bilan publié par la Fédération de l'e-commerce (Fevad).
Le rapport révèle que les ventes en ligne ont totalisé 196,4 milliards d'euros l'année dernière, avec les services montrant une croissance impressionnante de 9% (120,3 milliards d'euros), tandis que les ventes de produits ont crû de 4% (76,1 milliards d'euros).
Cependant, la croissance de l'e-commerce en France a connu un ralentissement en 2025, après un bond spectaculaire de 9,6% en 2024. Ce ralentissement est au centre des préoccupations, d'autant plus qu'il survient dans un contexte économique et politique incertain.
"Frôler les 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires est un cap symbolique, représentant quasiment 7% du PIB qui dépend de l'e-commerce", a exprimé Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, lors d'une interview avec l'AFP. Le volume des transactions a également augmenté de 10%, atteignant 3,2 milliards, ce qui correspond à plus de 100 commandes traitées par seconde en France.
Néanmoins, le panier moyen a chuté de 3% pour s'établir à 62 euros. Cette baisse, selon Marc Lolivier, résulte d'un phénomène d'épargne accru, lié à l'incertitude ambiante qui pousse les consommateurs à rechercher des prix plus abordables.
Des tendances favorisant cette dynamique incluent l'influence des sites chinois tels que Temu et AliExpress, ainsi que l'essor de la seconde main, illustré par des plateformes comme Vinted.
Bien que l'électronique et l'électroménager (+5,2%), ainsi que le sport (+5,1%) et la déco (+3%), tirent leur épingle du jeu, le secteur de la mode semble souffrir, affichant une légère baisse de 0,5% des ventes en ligne.
Le marché de la vente en ligne atteint sa maturité, avec 8 Français sur 10 effectuant leurs achats sur internet, selon la Fevad.
L'intelligence artificielle générative émerge comme un puissant levier de croissance, utilisée par un tiers des cyberacheteurs français en 2025, et devrait entraîner une révolution rapide dans le secteur, selon Marc Lolivier.







