La ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, a agi rapidement en saisissant la justice après la diffusion d’une vidéo glaçante montrant un enfant de 13 ans frappé à la tête par un adolescent de 17 ans au sein d'un foyer de l’Aide sociale à l’enfance à Châlons-en-Champagne (Marne). Cette vidéo, partagée sur X le 10 février, dévoile un acte violent sur un jeune victime, tandis que plusieurs autres adolescents filmaient la scène.
Dans un courrier adressé à la procureure de la République, Stéphanie Rist exprime sa profonde inquiétude. Elle souligne la « gravité des faits allégués » et la « vulnérabilité particulière de la victime », insistant sur la nécessité d’une enquête rapide pour éclaircir les responsabilités en cause, notamment concernant l'encadrement au sein de l’établissement. Des cas de maltraitance récents, tels qu’un enfant rasé sans son consentement, témoignent d’une situation alarmante dans ces foyers.
« De multiples traumatismes »
Stéphanie Rist insiste sur la nécessité d’une évaluation complète : « Il faut que la lumière soit faite sur ces événements et que les responsabilités éventuelles soient établies. » Elle précise que des faits de cette nature peuvent engendrer de « multiples traumatismes » pour les jeunes concernés.
L’article 40 du code de procédure pénale exige que « tout officier public qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit » saisisse la justice « sans délai » afin de protéger les victimes. La ministre a également mentionné avoir alerté le président du conseil départemental de la Marne, soulignant l'importance de mettre en place des mesures conservatoires pour la sécurité des mineurs.
Ce scandale met en lumière des problématiques profondes, amplifiées par le manque de moyens alloués et la persistance des inégalités au sein du système de protection de l’enfance. Des experts en protection de l'enfance, comme ceux du Conseil national des barreaux, réclament d'urgence un plan complet pour la sécurité des enfants placés.







