Lidl, l'une des chaînes de hard-discount les plus connues en Europe, maintient sa politique de non-acceptation des tickets-restaurant. Revenons sur les raisons qui expliquent ce choix.
Alors que l'usage des tickets-restaurant fait l'objet d'un débat croissant, Lidl reste inflexible : les clients ne peuvent pas se servir de ces titres dans ses magasins. Cette pratique étonne de nombreux consommateurs. La raison principale est simple : accepter ce mode de paiement entraînerait des pertes financières significatives pour l'entreprise.
Un choix stratégique pour maintenir des prix bas
Les marges bénéficiaires de Lidl sont généralement inférieures à 3 %, une stratégie qui reflète son engagement en faveur de la low-cost. Cependant, les frais de traitement associés aux tickets-restaurant s'élèvent à environ 4 % en France, selon CNews. Dès lors, adopter un tel paiement ne serait pas viable, Lidl préférant ne pas augmenter ses prix pour couvrir ces coûts. En outre, la chaîne refuse également les chèques-déjeuner ainsi que tout autre moyen de paiement alternatif.
Un contexte de tensions dans la grande distribution
Cette question s'inscrit dans un contexte plus large, marqué par un changement de position du gouvernement, qui a finalement décidé de ne pas restreindre l'utilisation des tickets-restaurant dans la grande distribution. Thierry Marx, président de l'Union des métiers et des industriels de l'hôtellerie (Umih), a exprimé son désaccord avec cette décision, soulignant son impact sur les restaurateurs français.
Initialement conçus comme une aide pour les salariés sans accès à un restaurant d'entreprises, les tickets-restaurant ne devraient pas être détournés pour des courses, a-t-il averti. Environ 6 % de ces tickets se dirigent vers la grande distribution, occasionnant une perte de chiffre d'affaires de 200 millions d'euros pour les restaurateurs.







