La tension continue de monter entre les États-Unis et l'Iran le 28 juin 2026, suite à un échange récent de frappes. Les deux nations s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu instauré mi-juin.
Les récentes escalades ont vu les États-Unis et l'Iran échanger des frappes durant le week-end du 27-28 juin, chacun accusant l'autre d'avoir enfreint un fragile cessez-le-feu signé le 17 juin. Les forces américaines ont ciblé des « cibles multiples » en Iran en réponse à une attaque contre un navire près du détroit d'Ormuz, selon un communiqué de l'armée américaine.
L'aviation américaine a « mené des frappes supplémentaires contre plusieurs cibles en Iran », visant notamment des « infrastructures militaires, systèmes de communication et installations de stockage de drones », a rapporté le Commandement central des États-Unis (Centcom) sur le réseau social X. Ces bombardements ont été justifiés par une attaque par un drone iranien contre un pétrolier, le M/T Kiku, transportant plus de deux millions de barils de pétrole.
La nouvelle menace de Trump
Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré qu'il était prêt à anéantir l'Iran si les hostilités se poursuivaient. Il a affirmé que l'Iran avait violé le cessez-le-feu et a tweeté : « Des avions américains viennent de frapper des sites de stockage de missiles et de drones iraniens... » Trump a ensuite ajouté : « Il est probable qu'ils n'en tirent jamais les leçons ! Si nous devons passer à l'action, la République islamique d'Iran cessera d'exister ! »
La riposte iranienne
En réponse, le Corps des Gardiens de la Révolution iranien a mené des frappes contre des installations militaires au Koweït et à Bahreïn. Ils ont affirmé avoir « détruit huit infrastructures clés de l'armée américaine » sur la base Ali al-Salem au Koweït et la base de la Cinquième flotte à Bahreïn. Ils ont averti que « toute agression sera suivie d'une réponse implacable ».
Le ministère des Affaires étrangères du Koweït a condamné « ces agressions répétées » de l'Iran, alors que Bahreïn a déclaré avoir intercepté plusieurs projectiles durant ces attaques, affirmant être en « état d'alerte maximale ».
En parallèle, l'Iran a déclaré qu'il était « déterminé à défendre sa souveraineté », dénonçant les frappes aériennes américaines comme une violation de la trêve. « L'Iran condamne fermement ces attaques sur ses installations », a précisé son ministère des Affaires étrangères.
Avec AFP







